Recruteur et candidats

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mardi 1 octobre 2013

Le Recruteur m’a tuer…

Chers lecteurs,

Chacun d’entre-vous a déjà vécu un entretien de recrutement et ressenti le stress suscité par un tel événement. A cela, rien de plus normal ! En effet, ne serait-il pas étrange d’avoir, en face du Recruteur, des Candidats très à l’aise et aucunement stressés ? Acceptant avec enthousiasme et confiance, leur passage sous les fourches caudines du Recruteur ?
Les enjeux étant ce qu’ils sont dans ce genre d’événement. Il ne pourrait en être autrement, ainsi en va la nature intrinsèque de l’entretien : stressante, déstabilisante, voire inquiétante…
Mais alors pourquoi le Recruteur surenchérit-il dans la tension ? Rajoutant du stress au stress ! Plaçant les Candidats dans des situations difficiles, les mettant sous pression, alors qu’ils le sont déjà !
Quelle est l’efficacité d’un tel stratagème ? La mise en surpression n’empêche-t-elle pas la bonne évaluation ? Stressé ou déstabilisé le candidat en gardera-t-il toute sa motivation à l’encontre de l’entreprise ?
Voilà bien des questions qui suscitent le débat ! Et provoquent un véritable schisme au sein de la grande famille du recrutement, les « malveillants » et « bienveillants » s’affrontant sans relâche sur l’opportunité ou non de mettre le candidat sous pression.

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Le Recruteur « malveillant » est un « tueur » ! Plus « réducteur » que « chasseur de têtes », il est toujours à l’affût de la moindre faute ou contradiction. Avide de trou dans le CV, il se repaît, avec délectation, de la plus petite incohérence de parcours. Intransigeant, il rejette, du haut de sa tour d’ivoire, le moindre Candidat n’ayant pas pris « option violon en 5ème » !
Au sommet de la chaîne alimentaire du monde du travail, il use et abuse de son pourvoir discrétionnaire. Courtisé à l’externe, pour sa toute puissance à accorder le Saint Graal de tout chercheur d’emploi : Le CDI. Mais aussi adulé en interne, pour sa capacité à faire et défaire les carrières des stagiaires en informatique du 8ème étage… Vous, simple Candidat, vous vous demandez : qu’est-ce qui motive le Recruteur, du haut de sa superbe, à se muer en une telle bête fauve, prête à tuer ?
L’objectif d’un tel comportement n’a pas comme unique but de permettre à un Recruteur de satisfaire son penchant au sadisme. Mais bien au contraire, d’évaluer, de tester, de mesurer la résistance d’un candidat à un environnement difficile et contraignant, comme le métier de commercial. Placer les Candidats en mauvaise posture, dans une situation pénible, au centre d’un conflit, dans un environnement antithétique ; mènera certainement, le Recruteur à évaluer leurs capacités à rester calme et à identifier les limites de leur nervosité.
Néanmoins ce type de méthode est à circonscrire à :
- des moments dans l’entretien et non pas à son entièreté,
- des profils et des postes spécifiques,
- des professionnels du recrutement, aguerris à ce type de méthode.

Sans que le contenu de l’entretien n’en devienne violent, le ton arrogant ou le cadre irrespectueux et dans les limites de la loi et notamment de la non discrimination…
Passer un Candidat « sur le grill » peut s’avérer utile pour :
- faire tomber le masque de certains et les faire sortir de leur « costume de candidat »,
- découvrir une personnalité complexe ou déjouer les manipulateurs,
- évaluer l'habileté relationnelle, l’adaptabilité comportementale et les capacités à l’improvisation.

Alors la prochaine fois que vous serez « bousculés » en entretien… Sachez que le recruteur n’est pas là pour vous tuer ! Mise à part, quelques sadiques qui errent dans les sombres arcanes du recrutement pour se délecter de votre désarroi… La grande majorité des Recruteurs n’utilise ce stratagème, qu’avec parcimonie et dans les limites citées par avant ; préférant mettre les Candidats à l’aise, à l’instar des partisans de la bienveillance. Vous cajolant à travers un échange chaleureux, se sentant à l’aise, détendus et dans la confidence, les Candidats se relâchent et révèlent avec candeur leur véritable personnalité et comportements. Manipulés, endormis et bercés par la douceur du Recruteur, vous vous livré sans ambages !
Mais alors, « malveillants » ou « bienveillants », le Recruteur n’en reste-t-il pas moins d’une vilénie sans nom ?
En effet, « … C’est pour mieux te manger, mon enfant ! ... ».

Au plaisir de débattre avec vous sur ce sujet.

vendredi 6 septembre 2013

Quelle est la première idée que vous associez à la retraite ?

Chers lecteurs,

En ligne depuis le 29 janvier, vous avez été 171 à répondre au « sondage du moment » qui avait pour question : «… Quelle est la première idée que vous associez à la retraite ? …».

- 31%, la possibilité de pouvoir commencer une nouvelle vie (52 votants).
- 29%, pouvoir enfin réaliser vos loisirs et activités préférés (49 votants).
- 21%, profiter au mieux de votre famille et de vos proches (36 votants).
- 10%, un sentiment de vide, d’isolement… (18 votants).
- 9%, l’angoisse de ne plus être utile (16 votants).

Il est heureux de constater que pour 80% des votants, la retraite est associée à des projets de vie et du bon temps, donc à un événement positif ! Cette idée de pouvoir associer retraite et temps heureux est pourtant relativement jeune. Son développement étant, pour l’essentiel, dû aux combats sociaux de la fin du 19ème et début 20ème, à l’avènement de l’Etat providence sous les trente glorieuses et à la fulgurante augmentation de l’espérance de vie que nous connaissons depuis les années 50.
A l’aune de ces événements historiques et sus couvert de vivre en occident, la retraite peut donc s’imaginer comme un deuxième temps de vie heureux ou bien encore, comme pour 33% des votants comme une nouvelle vie !
Il n’en a malheureusement pas toujours était ainsi… Alors que le droit à la retraite nous paraît à tous comme acquis et légitime ; n’oublions pas qu’il s’inscrit, avant tout, dans un temps des plus récent ! Pour bien comprendre cette modernité, entreprenons, ensemble un voyage dans le temps et l’espace.

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« … Allons, Marty… Direction l’histoire ! A bord de notre DeLorean ! … »


Le droit à la retraite un acquis des plus modernes.

Notre première étape spatio-temporelle, nous amène au sein de l’empire romain, dans une garnison de légionnaires près de Lugdunum en 23 avant JC. Nous rencontrons Caius Aérobus, centurion de la troisième centurie de la deuxième cohorte de « La Legio VIII Augusta ». Notre cher Caius est furibard et au bord de provoquer un mouvement social au sein de sa centurie. Imaginez… Les caisses de retraite sont vides, alors qu’un légionnaire bénéficie d’une prime au départ équivalent à 10 ans de soldes, après 16 années de services. L’empereur Auguste est en défaut de paiement et le premier système de retraite à l’asphyxie ! Pour régler le problème le service à la légion est rallongé de 4 années… Avé César ! Au vieux problème, les vieilles solutions… Pourrions-nous dire ?

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« …Camarades légionnaires, l’heure est grave !... »



Alors que nous laissons ce bon Caius rempiler pour 4 années supplémentaires… Traversons le temps et l’espace, pour rejoindre le Moyen-Âge. L’Europe médiévale, ce n’est pas que châteaux, armures, damoiseau et gente dame… C’est aussi l’économie et le commerce qui se développent, avec les confréries et autres corporations qui donnent accès aux religieux et militaires à un système de pensions, notamment en nature. Comme ce bon vieux moine bénédictin, l’abbé Benoît de Clairvaux, qui profite pour ces vieux jours de ce petit lopin de terre : un moulin, une bergerie et quelques 300 arpents de terre travaillés par 4 métayers, près de l’abbaye de Cluny. Il semble heureux quand nous l’interrogeons sur ces conditions de retraite. Un bonheur terrestre que malheureusement très peu de gens connaissent. En effet, sous l’ancien régime seulement 0,1% de la population est couverte par système de retraite… Autant dire personne !

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« …Ce n’est qu’un petit bout de terrain, qui me permet à peine de fabriquer quelques fromages… »



Passons quelques siècles, pour voir s’il fait bon vieillir à l’ombre du Roi Soleil… Direction Versailles pour vérifier tout cela… Après avoir caché notre DeLorean, dans les bois adjacents aux jardins et fontaines du château… Nous rencontrons Jean-Baptiste Colbert, en 1670, secrétaire d'État de la Marine, au sortir du Conseil du Roi, qui nous confie avoir convaincu le Roi de créer, par ordonnance, le premier régime de retraite par répartition au monde pour les marins, financé par un prélèvement sur la solde des Officiers de la Marine.

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« …Car tel est notre plaisir de veiller à la retraite de nos marins… Vive la France ! …»



Au volant de notre DeLorean, bifurquons dans un couloir du temps pour nous retrouver le 9 juin 1853, lors du vote des lois sur les pensions civiles. Sous l’impulsion de Louis Napoléon Bonaparte, les civils et militaires au service de l’Etat bénéficieront de la retraite à 60 ans et 55 ans pour les travaux pénibles. Pénibilité et retraite à 60 ans sont déjà au programme à l’orée du second empire ! Décidément… Les méandres de l’espace temps font parfois preuves de répétitions bien obscures !

Poursuivons notre voyage, pour nous retrouver en compagnie d’Otto Eduard Leopold von Bismarck, Chancelier de l’Empire Allemand, qui nous reçoit au palais de Thurn et Taxis à Francfort pour le thé. Nous sommes en 1886, Otto nous explique d’un ton calme et posé, entre deux bouchées d’Apfelstrudel, que sous la forte pression des mouvements syndicalistes et de partis socialistes tel que le SDAP (Socialdemokratische Arbeiterpartei Deutschlands), il se doit d’édifier le premier système allemand d’assurances sociales (soziale Sicherheit). Un régime par répartition, financé par les cotisations ouvrières et patronales. Premier système obligatoire et global de retraite au monde… Deutschland über alles ! Des avancées sociales qui lui permettront, par la suite, de dissoudre de nombreux mouvements syndicaux et socialistes…

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« … Argh… Che donne d’une main, pour reprendre de l’autre… Wunderbar !... »



Avançons dans l’histoire, pour nous retrouver à l’entre deux guerres par la loi du 30 avril 1930, qui voit la création du premier régime d’assurance vieillesse obligatoire pour tous les salariés. Néanmoins, c’est le plan français qui pose les fondations de notre actuel système de retraite, par l’ordonnance du 19 octobre 1945, le principe de la répartition est institué « les cotisations des actifs servent à payer immédiatement les retraites, tout en leur ouvrant des droits pour leur future retraite », avec un âge à la retraite à 60 ans. Néanmoins l’âge des 60 ans est trompeur, après 30 ans de cotisation, l’assuré ne bénéficié que d’une pension équivalent à 20% de son salaire de base. Après les 60 ans, la pension pouvait être majorée de 4% par années supplémentaires. Donc pour une pension de l’ordre de 40% du salaire de base, chacun devait travailler jusqu’à 65 ans !

Par la suite, l’adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, le 10 décembre 1948, universalise le principe de sécurité sociale et de l’assurance vieillesse (article 22 et 25). Le monde moderne est en marche, panse ses plaies des deux guerres mondiales, en inventant la société du travail et en s’enivrant de promesses de croissance sans fin : l’insouciance des trente glorieuses est à l’œuvre. Mais faisons une halte en 1962, non pas pour observer les jolies filles dans leurs premières mini-jupes ! Mais pour nous entretenir avec Pierre LAROQUE, Directeur Général de la Sécurité Sociale, qui nous annonce sans ambages « …le vieillissement de la population entraîne des conséquences dans tous les domaines de la vie nationale et grève les conditions d’existence de la collectivité française… ».

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« … Ouaissss… C’est trop yéyé les années 60 !!! ... »



A partir des années 70 les réformes vont en s’accélérant. En effet, le gouvernement Pompidou, pour faire face aux déficits à venir, porte la durée de cotisation de 30 à 37 ans ! La même loi fixe à 50% du salaire de référence la retraite prise à 65 ans et par conséquent l’âge effectif de la retraite à 65 ans ! Vieux débat que celui de l’âge du départ à la retraite ! Néanmoins, la nouveauté semble s’être à l’époque fixée sur la durée de cotisation, un élément du droit à la retraite qui deviendra de plus en plus prégnant dans les années à venir.

Courte pose sociale, en 1982, sous l’impulsion des lois Auroux, l’âge de la retraite est fixé à 60 ans, au lieu des 65 ans et au taux plein de 50%, pour 37,5 ans de cotisations (150 trimestres). En 1993, ce sont les lois Balladur qui fixent la durée de cotisation à 40 ans (160 trimestres) pour une retraite à taux plein en janvier 2004, calculée non plus sur les 10 meilleures années travaillées mais les 25 meilleures années pour 2010. En outre, la loi Madelin de 1994 ouvre à 2 millions de travailleurs indépendants la possibilité de capitaliser leur retraite.

Nous sommes en 2003 et la réforme Fillon porte à égalité le temps de cotisation pour les fonctionnaires et les salariés du privé, ce sera 40 ans pour tout le monde !
Les lois Woerth sous le gouvernement Sarkozy porteront l’âge de la retraite à taux plein de 60 à 62 ans, et, pour les personnes n’ayant pas atteint leurs années de cotisation et voulant bénéficier d’une retraite à taux plein, le relèvement d’âge passe de 65 à 67 ans.
De plus le principe d’allongement continu de la durée de cotisation est inscrit dans les réformes des années 2000. Cette durée étant fixée chaque année par décret pour les futurs retraités, à l’exemple la classe d’âge 1955-1956 qui devra cotiser 166 trimestres. La machine à rallonger le temps de travail est mise en place et n’est pas prête de s’arrêter.
Le gouvernement Ayrault annonçant ces derniers jours une durée de cotisation portée à 43 ans pour l’horizon 2030 ! Ceci sous couvert de pérenniser notre système de retraite par répartition face aux enjeux démographique, qui semblent lourdement peser sur notre système de sécurité sociale et de protection vieillesse, alors que celui n’existe que depuis une cinquantaine d’année !


Les enjeux démographiques, l’arbre qui cache la forêt.

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« … Marty ! Après le passé… Direction le futur !... »


Le vieillissement de la population française est une réalité, en 2020 la France comptera plus de 65 millions d’habitants dont 17 millions d’octogénaires, 21% de la population ! Les français vieillissent car leur espérance de vie s’allonge… En effet, en 1930 l’espérance de vie pour les hommes était de 54 ans et celle des femmes de 59 ans. Alors qu’en 2050, elle sera de 85 ans pour les hommes et de 90 ans pour les femmes !
Nos centenaires étaient au nombre de 200 en 1950, ils seront de 150 000 en 2050 ! Nos sociétés du travail en seront inévitablement bouleversées à cet horizon, ainsi que nos systèmes de santé, de protection sociale et d’assurance vieillesse… Alors qu’en 1975, les retraités percevaient leur pension pendant 11 ans en moyenne après 60 ans, en 2030 ils la percevront en moyenne pendant 23 ans !
Certes, le vieillissement de la population pose de réels problèmes pour financer notre système de retraite par répartition.. Néanmoins, ce ne sont pas les enjeux démographiques, à horizon 2030-2050 qui mettent à mal notre système de retraite d’aujourd’hui !
En effet, c’est en 2020 qu’il manquera plus de 7 milliards au régime général et plus de 8 milliards à celui des fonctionnaires et autres régimes spéciaux ! Ce manque à gagner, c’est avant tout le chômage de masse et notamment celui des jeunes, qui rend notre système par répartition déficitaire. Tant que nous n’arriverons pas à résoudre ce mal endémique, qui pèse sur les comptes de la nation depuis plus de quarante ans. Nous pourrons allonger le temps de cotisation, tant que nous voudrons, le problème ne se règlera pas.

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Au problème de vieillissement et à celui du chômage de masse, s’ajoute un troisième élément, la générosité de notre système de retraite. En effet, la France a le système de retraite le plus généreux au monde… La priorité n’est plus à la jeunesse, comme dans les années 70 ou 80, mais à la vieillesse ! La gérontocratie fait son œuvre, elle gagne du terrain à mesure que le poids politique et économique de nos vieux devient prégnant dans nos sociétés. En effet, l’écart de vie entre les plus de 65 ans et les actifs n’est que de 6% en France, alors qu’il est de 10% en Allemagne et de plus de 20% dans les pays nordiques comme la Suède ou le Danemark. Des modèles souvent cités en exemple…
Le retraité français, à taux plein, bénéficie d’une retraite à 50% de son salaire de base et des régimes complémentaires comme l’Arcco ou l’Agirc portent jusqu’à 70% du salaire de base ! Nos vieux sont riches, mais nos jeunes sont pauvres, le minimum vieillesse n’est-il pas de 787€ par mois, alors que le RSA est de 483€ ?
Il ne s’agit pas d’opposer jeunes et vieux, actifs ou retraités, mais d’être dans l’équilibre et la justice sociale. Notamment, en temps de crise, ou l’actif voit son niveau de vie baisser, alors que celui du retraité ne l’est pas, car notre système par répartition l’en préserve.

Pour conclure, la réponse au déficit du système de retraite, se trouve certes dans l’allongement du temps de cotisation, pour notamment répondre aux bouleversements qu’implique le vieillissement de nos populations. Mais un allongement qui a de toute façon, ses propres frontières, liées aux limites physiques de l’être humain. En effet, l’espérance moyenne en bonne santé, c'est-à-dire sans souci majeur de santé, n’est pour les femmes comme pour les hommes que de 60 ans ! La moitié d’entre-nous ne vivrons donc pas forcément leur temps de retraite comme une second vie ! En tout cas, dans les meilleures conditions de santé possibles.
Une fois prise en compte cette espérance de vie en bonne santé de 60 ans, il apparaît clairement que la solution d’allonger le temps de cotisation est un pansement sur une jambe de bois. Mais aussi, une solution spécieuse en terme d’équité sociale, notamment si l’on y ajoute la thématique de la pénibilité au travail… S’attaquer réellement à cette maladie sociale qu’est le chômage de masse et notamment celui des jeunes, tout en réfléchissant au rééquilibrage d’un système de retraite devenu bien trop généreux, semblent être des pistes de réflexions bien plus ambitieuses… Que le simple bidouillage et autres « mesurettes » du gouvernement Ayrault, elles-mêmes bâties sur des hypothèses économiques des plus farfelues : 1,6% de croissance moyenne et de 4,5% de chômage pour 2020 !

Au plaisir d’échanger avec vous sur ce thème.

Pour conclure et lancer le débat sur un autre sujet, je vous propose un « nouveau sondage du moment » :

« … Quelle est votre principale motivation dans une recherche d’emploi ? ... »

- « … Progression de carrière … ».
- « … Augmentation de salaire … ».
- « … Changement de métier… ».
- « … Davantage de projets intéressants … ».
- « … Amélioration de l’équilibre travail – vie personnelle … ».

lundi 26 août 2013

Découvrez qareerup... Un service qui réinvente le CV

Chers lecteurs,

Je vous propose de découvrir un nouvel outil gratuit en mode 2.0 pour les candidats : qareerup ainsi que l’interview d’un de ses fondateurs Julien MULLER.

Julien, peux-tu présenter en quelques lignes l’équipe de qareerup ?
Nous sommes une start-up composée de trois personnes : Maxime CHAMPION 30ans et Charlie CONTAL 23 ans et moi-même 31 ans. Pour faire simple, nous sommes tous trois issus d’une formation informatique, et travaillons dans le domaine de l’informatique financière.

qareerup, c’est quoi ? En quoi le concept de qareerup est-il innovant ?
C’est avant tout un service gratuit, lancé sur le web le 25/07/2013, avec une portée sociale, qui a pour but d’aider les gens dans leur vie professionnelle. Le site propose aux utilisateurs de créer un nouveau type de CV basé exclusivement sur les compétences de chacun. Ce CV sera composé d’une série de badges, chacun reflétant un niveau dans un domaine de compétences (anglais, Word, logique…). Ce CV sera visible sur une page publique, propre à chaque utilisateur, et où ne figurera aucune information personnelle. Ce CV anonyme sera donc basé exclusivement sur ses compétences et évitera tout type de discrimination. Aucun site d’emploi ne propose ce genre de services pour le moment.

Comment l’idée de qareerup vous est-elle venue ?
Deux situations que nous avons pu rencontrer nous ont interpellé :
Pour la première, nous avons reçu en entretien d’embauche des personnes avec des CV exceptionnels qui étaient complètement faux… Et pour la seconde, nous connaissions des personnes très compétentes mais qui n’arrivaient pas à trouver un emploi, du fait de leur âge ou de leur origine…
De là, nous nous sommes dit que le CV actuel ne suffisait plus, et que l’essentiel au final était de savoir si une personne « savait faire le job » ou pas. Après quelques séances de brainstorming l’idée nous est tout naturellement apparue !

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qareerup, c’est en plus du CV, le remplace, le complète ?
Cela peut être un plus à notre CV « classique » en y ajoutant simplement nos badges, en lieu et place d’une section compétences où l’on s’autoévalue souvent généreusement. Mais il peut aussi le remplacer complètement. Car il peut présenter à lui seul toute l’étendue des connaissances du candidat, qui a aussi la possibilité de se décrire et de décrire ses objectifs !

Si vous deviez convaincre les lecteurs de venir s'inscrire sur qareerup en quelques mots ?
Nous sommes gratuits, l’inscription est facile, notre concept est novateur et ludique. S’inscrire sur qareerup ne peut qu’être que bénéfique… La vraie question serait, pourquoi ne pas essayer ?

Qu’est ce que qareerup ne fait pas ?
Euh… Les crêpes Suzette… En réalité qareerup fait tout pour vous :) Inscrivez-vous et vous verrez !

Quelle est votre actu du moment ?
Le site vient d’être lancé en production, et déjà de nouvelles catégories de questions disponibles. La version mobile de notre site sera disponible début Septembre !

Merci à Julien pour cette présentation, qui donne bien envie d’aller tester ce nouveau service, et pourquoi pas de pousser plus loin la découverte de cette start-up sur leur page facebook et de les suivre sur leur twitter.

lundi 22 juillet 2013

Ce que les Candidats veulent, que le Recruteur ne fait pas !

Chers lecteurs,

Il est une pratique dans le recrutement qui fait l’excellence d’un process de sélection. Une pratique emplie de contradictions et qui porte à son comble le paradoxe de la situation de recrutement. Une pratique largement voulue par une très grande majorité de Candidats, mais le plus souvent mise à l’écart par le Recruteur. Une pratique, qui lorsqu’elle est mise œuvre, est le plus souvent mal « orchestrée », car non maîtrisée ; et mal vécue par les Candidats, car non comprise dans son déroulé. Une pratique, dont la non utilisation constitue l’un des principaux reproches des Candidats envers le Recruteur.
Cette pratique, c’est la « réponse négative motivée », ce moment, qui devrait clore tout process de recrutement. Un instant, au cours duquel, le Recruteur motive son refus auprès des Candidats rencontrés mais non retenus.

Une pratique indispensable à la bonne expérience Candidat.

En effet, elle finalise « de bonne façon » l’expérience des Candidats éconduits, en leur permettant de mieux comprendre les éléments qui ont amené à la décision de refus. Les Candidats sont alors dans de meilleures dispositions pour faire le « deuil » de leurs motivations et engagements. Mais aussi, plus informés sur leurs forces et points de progrès, et, certainement plus performants lors d’une prochaine candidature.

Une pratique nécessaire à la bonne maîtrise du métier de Recruteur.

En effet, savoir expliquer et motiver ses choix en débriefant un candidat sur ses forces, mais aussi ses points de progrès, est très enrichissant sur le plan professionnel. Mais également très gratifiant, car il vous positionne vis-à-vis des Candidats dans une relation de service et provoque une sensation de « travail bien fait » !

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Mais alors, pourquoi cette pratique, à la fois si enrichissante pour le Recruteur et si précieuse pour les Candidats, est-elle si peu usitée ?


Du côté du Recruteur :

Les process de recrutement se complexifient : multiplication des méthodes, des outils, des entretiens, des décideurs… Tout ceci pouvant « diluer » la capacité du Recruteur à apporter la « bonne réponse » aux Candidats. En effet, recruter, c’est bien souvent un consensus, une décision collective prise par plusieurs individus, l’objectivité se mêlant à la subjectivité de certains avis, notamment chez les « opérationnels métier »… Il peut devenir difficile d’apporter la bonne réponse aux Candidats, c'est-à-dire celle sans subjectivité, sans jugement de valeur ou autres à priori !
Le Recruteur pouvant alors, pour se dédouaner de toute complication, mais voulant néanmoins pratiquer « la réponse négative motivée », tomber dans des poncifs tel que : « nous avons décidé de recruter quelqu’un avec plus d’expérience, avec un autre potentiel, plus mobile géographiquement, plus évolutif, dont les prétentions sont plus faibles que les vôtres…etc…etc... ». Toutes ces réponses, entendues bien trop souvent, n’apportent rien , et ne sont qu’un cache-misère d’un process de recrutement peu professionnel et qualitatif. En effet, pour pratiquer « la réponse négative motivée » de façon efficiente, le process de recrutement se doit d’être réalisé sous quelques conditions.
C'est-à-dire et a maxima, avec trois décideurs et sur trois moments :
- Premier entretien avec le RH et futur n+1.
- Evaluation et débriefing avec le RH.
- Entretien final avec le n+2.
Mais aussi avec des outils adaptés, au mieux : « une mise en situation métier » ; au moins : une évaluation « des comportements au travail ». Ces deux éléments devant toujours être complétés par un débriefing contradictoire ; pour bien comprendre toute la complexité que recouvre un individu, notamment en confirmant auprès des Candidats les éléments observés lors des évaluations.
Ce n’est qu’à travers le respect de ces quelques conditions qu’un process de recrutement est à même de garantir la bonne pratique de la « réponse négative motivée ». En dehors de ce formalisme, il peut être très hasardeux pour un Recruteur de la mettre en œuvre !

Du côté des Candidats :

Bien que cette pratique soit très fortement voulue par les Candidats. Il est une réalité qui ne fait qu’amoindrir les motivations du Recruteur à la mettre en œuvre ! C’est la non compréhension du déroulé d’une telle pratique par de trop nombreux Candidats. Alors que la décision est prise et que celle-ci ne sera pas revue… Pourquoi certains profitent-ils encore de ce moment d’échange pour se justifier ?
En effet, ce n’est plus le moment d’argumenter, de contre argumenter, de ne pas accepter ou encore de contredire le Recruteur sur les motivations qui ont porté la décision. Il n’est qu’une chose à faire en tant que Candidats : écouter et prendre des notes. Rien n’empêche d’en faire le tri, une fois ce moment passé, au calme et « à tête reposée » pour en tirer le meilleur !

Il semblerait bien que la non pratique de la « réponse négative motivée » soit donc à la fois de la responsabilité du Recruteur, mais aussi des Candidats ! Paradoxale, comme situation… Effectivement comme l’est la situation de recrutement.
Restant à votre écoute pour débattre de ce sujet.

mardi 2 juillet 2013

Nouvelle adresse pour RecruteuretCandidats !

Chers lecteurs,

Depuis la publication du premier billet le 18 avril 2007, RecruteuretCandidats etait hébergé sur la plateforme de blogs « emploi » de RégionJob. En mai dernier les équipes de RégionJob ont pris la décision de fermer cette plateforme et donc de cesser l’hébergement des blogs « emploi ».
De mon côté, s’en est suivi une longue réflexion sur l’avenir de ce blog, d’où l’arrêt de mes publications depuis le 5 mai… N’était-il pas temps de passer à autre chose ?
De consacrer mon temps à d’autres activités, comme le micro-blogging sur Twitter ou mes échanges 2.0 sur les Réseaux Sociaux ? Bien que toutes ces activités soient de plus en plus prégnantes dans ma présence online ; il est clairement apparu, au cours de mes réflexions, qu’elles ne pouvaient remplacer mon activité de bloggeur ; et n’être que complémentaires à ce travail de fond, qu’est l’écriture sur mon métier. Une activité qui m’a, par ailleurs, beaucoup apporté en échanges, rencontres et opportunités…La décision fut donc prise de poursuivre l’aventure « RecruteuretCandidats » !

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Continuer cette aventure, c’était aussi faire face à quelques défis… Notamment pour un néophyte comme moi ! Comment préserver au mieux le fond et la forme du blog ? Quel hébergement choisir ? Serais-je techniquement en mesure de le faire ? Beaucoup de questions et d’interrogations sur ce projet, à la fois perturbant, mais aussi très challengeant !
La solution préconisée, par RégionJob de migrer sur overblog, ne me convenait pas ! Les pertes de contenus étaient considérables, le design du site (même si celui-ci est un peu vieillissant, j’y suis très attaché !), les commentaires, les images, ma blogroll, mes widgets tout ceci devaient sombrer corps et âme…
Une autre solution était de tout changer, passer sur WordPress et tout revoir, solution radicale et très plaisante… Néanmoins, le manque de temps et l’absence d’une véritable motivation aux changements ont eu raison de cette option.
Au final, une autre idée s’est fait jour : Rester sur Dotclear, un cms qui n’a rien à envier à un WordPress, avec la création de mon nom de domaine et un hébergement chez 1and1. Un beau challenge pour quelqu’un, qui ne savait pas ce que signifiaient les acronymes « ftp » ou « MySql », il y a encore une quinzaine de jours !
Pour conclure, l’opération hébergement de RecruteuretCandidats s’est déroulée sans encombres ! Grâce notamment à l’aide des membres du forum de Dotclear, mais aussi au soutien technique de Aymeric et aux bons conseils de Flavien de RégionJob.

Retrouvez dès à présent RecruteuretCandidats sur sa nouvelle adresse :

www.recruteuretcandidats.fr

Au plaisir de continuer à échanger avec vous sur ce blog !

dimanche 5 mai 2013

La gazette à Gazouillis : semaine 16-17-18 – Avril/mai 2013

Chers Twittos,

La nouvelle Direction de la Gazette présente ses plus plates excuses à ses millions de lecteurs fidèles à travers le monde pour l’arrêt de sa diffusion ! En effet, il est intolérable de constater un tel laxisme, alors qu’un premier avertissement avait été donné par les « Anonymous ZoZios » en mars 2013. Il est malheureux de constater que rien n’a été fait pour garantir la programmation à la semaine de la Gazette !
Afin de rétablir la dignité de cet organe de presse, reconnu d’utilité publique au Kirghizistan et dans les faubourg de Kinshasa ; mais aussi la confiance de son lectorat, un administrateur judiciaire à été nommé, son objectif rétablir la régularité des diffusions de la Gazette… Sa première décision fut de remettre au travail les équipes de la Gazette ; trop occupées à se gaver de buzz, de jeux video et de films d’extra-terrestres des années 50. Pour vous remercier de votre indulgence et de votre patience face à cette incurie journalistique ; nous vous proposons de découvrir les trois dernières semaines de Gazette en une seule diffusion ! Rien que pour vous découvrez X articles autour du 2.0 et des RH, toujours présentés avec dérision.

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Semaine 16 :

RH jusqu’au bout des ongles et Recruteur dans l’âme… Tu es, pourtant, encore peu au fait des us et coutumes du royaume du 2.0 ! Tel un jeune Padawan face à l’immensité des Réseaux Sociaux et notamment Twitter ! Le monde du gazouillis et du petit oiseau te semble encore bien obscure ! Craintif comme le jeune oisillon lors de son premier vole hors du nid… Tu hésites, tu tergiverses, ira, ira pas ! Pour t’aider à prendre la bonne décision et devenir un ZoZio comme les autres, lis ceci « #RH et #recrutement : ça gazouille pas mal ! ».

« Et si Facebook n’était plus “cool” »… Un constat quelque peu terrifiant, pour ses millions de parents qui se pensaient « cool » et proches de leurs ados en likant et pokant photos, commentaires et états d’âme de leur progéniture !

Le 2.0 et notamment les Réseaux Sociaux donnent voie au client et surtout au grincheux, aux trolls, parfois aux insultes, bien souvent à la mauvaise humeur… C’est un fait établi et de nombreux Community Manager se retrouvent sur ce nouveau front de l’e-relation commerciale. Pour survivre à cette nouvelle Guérilla Marketing, agir avec tact est une priorité ! Pour en acquérir les premieres bases, plongez-vous dans cet article « Community management la réaction aux critiques ».

C'est l'Or, Il est l'Or, Monsignor, Il est l'Or de se réveiller, il est huit Or, il est l’or de sortir de sa tour d’ivoire ! D’aller un peu sur le terrain, le réseau, le vrai, IRL, il est là juste derrière la porte de ton bureau ! Et il y a urgence mon lapin parce que « La fonction RH vue par les salariés : il y a du boulot ! ».

Semaine 17 :

Le travail c´est la santé… Rien faire c´est la conserver… Les prisonniers du boulot…N´font pas de vieux os… Lalalala… Lalalala… Ah les années 60 ! Les trente glorieuses et le plein emploi, tout cela semble bien loin… Car en 2013 c’est plutôt… « Pour avoir un boulot, il va falloir l'inventer »… Ne pas le faire c’est pointer au chômage… Les prisonniers de Pôle Emploi… N’font pas gens heureux… Lalalala… Lalalala…

« L'influence est-elle une farce ? »… Non… Je n’y crois pas, c’est fou ça ! Parce qu’il y a des gens qui pensent le contraire… Cela serait-il possible ? Autant dire que la publicité sert à quelque chose ? Que le nutella fait maigrir ? Que les ewoks apportent de la profondeur à Star Wars ?

« "Licenciements Facebook" quels risques pour les salariés? », un article bien détaillé pour s’exprimer et naviguer en toute sérénité sur les eaux tumultueuses des Réseaux Sociaux. A lire absolument !

« Utilisation des réseaux sociaux : risques et avantages pour l’employeur », le 2.0 a comme principal effet d’aplanir les hiérarchies et de rééquilibrer les rapports de force… La vox populi devient plus prégnante dans le monde de l’entreprise ! Avec pour corolaire de nouveaux risques pour les employeurs… Le monde de l’entreprise change et chacun voit sa part de bénéfices et de risques évoluer !

« Portrait-robot de l’entreprise rêvée selon les futurs diplômés ». Ah la jeunesse est sa capacité à rêver, espérer et imaginer un avenir radieux ! Ils sont tous mimi et croquignolets dans leurs contradictions et exigences… Ils n’ont même pas prouvé l’once d’une moindre compétence, ils veulent des horaires flexibles, œuvrés en équipe, tout en ne travaillant pas en OpenSpace… Tout cela laisse bien songeur !

Semaine 18 :

« Infographie : usages et pratiques de Twitter en France »… Alors que le petit oiseau fait tant parler de lui, que 9 français sur 10 ont déjà entendu parler de ses zozioteries ! 89% de nos concitoyens n’ont jamais eu de compte Twitter et semblent ne pas en vouloir !

Le soleil se levait sur la terre quand Le Seigneur Mark Z. entra dans le Saint Temple du poke. Alors « Le Grand Géant qui vous veut du bien » fit tomber sur les prêtes du « like » une pluie de soufre et de feu ; ce fut « Le Grand Géant qui vous veut du bien » lui-même qui envoya du ciel ce fléau. Il détruisit les « like » et tous les « commentaires », et tous les « Fans » partirent vers d’autres temples sociaux ! Prophétie ou réalité au royaume du 2.0 ? Que dire alors de ce constat : « Facebook déserté par des millions d'utilisateurs, info ou intox ? ».

« Écrire un article sur le déclin de Facebook" Pour Les Nuls »… Mais alors le déclin de l’empire du Seigneur Mark Z. ne serait qu’une vaste duperie ? Un sabotage à la sauce 2.0 fomentés par d’obscures néo-journalistes à la solde du dictateur de la République Populaire du Bhoulanchistan du nord : Kim-Long-Joung IV !

« En entreprise, ce sont les «méchants » qui réussissent »… L’entreprise serait une véritable jungle avec sa propre faune composée de : pervers narcissique, imposteur, psychopathe, râleur et rebelle positif…

mercredi 24 avril 2013

Expérience Candidat & parcours du combattant

Chers lecteurs,

Le 2.0 est annonciateur de nouvelles pratiques dans le recrutement : personnal branding, marque employeur, serious game, expérience candidat… Pour de nombreux experts du « recrutement social », nous assistons à une véritable révolution : un rééquilibrage des rapports de forces entre le Recruteur et les Candidats ; voire pour les plus enthousiastes à une inversion de ce rapport de forces en faveur des Candidats !
Pourtant la réalité semble bien moins enthousiasmante pour les Chercheurs d’emploi. En effet, les process de recrutement se complexifient, se densifient et s’allongent dans le temps ; compliquant de ce fait la tâche des Candidats. En effet, étapes de sélection, méthodes et entretiens se multiplient, s’entrecroisent et s’enchevêtrent pour en faire un véritable parcours du combattant !
Pour se voir proposer l’emploi pour lequel il a si ardemment bataillé, il n'est pas rare de voir un Candidat passer trois, quatre, cinq entretiens, bien souvent entrecoupés de tests, de prises de références et autres évaluations de personnalité.
Une des raisons à cela, le besoin, de plus en plus pressant et impérieux, de sécuriser sa prise décision. Un phénomène qui trouve toute sa résonance dans un climat socio-économique qui mêle joyeusement principe de précaution et incertitude économique.
Une des conséquences à tout cela, le candidat n’est plus seulement évalué sur une ou deux rencontres, mais sur tout un parcours ; donc sur l’ensemble des ses prestations et notamment sur la cohérence de ses différents moments d’évaluation.

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Ecartons de notre propos tests, évaluations et autres joyeusetés, pour nous contenter d’explorer un cas pratique uniquement composé d’entretiens :
1) Premier contact avec le Chargé de Recherche.
2) Entretien avec le Consultant.
3) Entretien avec le futur hiérarchique.
4) Entretien avec le RH.
5) Entretien avec le « n+1 » du futur hiérarchique.

Pour réussir ce parcours du combattant en tant que Candidats, il ne vous suffira pas seulement d’exceller dans vos différents contacts, mais aussi d’être cohérent et de vous constituer un véritable fil rouge tout au long de ces différentes rencontres. Le meilleur moyen pour atteindre cet objectif est de ne surtout pas mésestimer « l’après entretien » !
En effet, une fois sorti de celui-ci, bien que vous pensiez que le plus difficile soit derrière vous, il en est pourtant rien ! Détente et auto-satisfaction devront attendre… Car vous venez peut-être de remporter une bataille, mais vous n’en avez pas gagné la guerre !
Un fois chez vous, profitez-en pour reprendre vos notes, vous remémorer le déroulé de l’entretien, vos possibles erreurs et succès… Faites-le le soir même ! Profitez tant que le souvenir de cet entretien est vivace dans votre esprit :
- Prenez en compte votre ressenti, le but est de faire ressortir vos émotions et sensations, de vous purger de toute animosité pour ne pas obscurcir la suite de votre auto-évaluation.
- Notez toutes les questions posées et vos réponses, donnez-leur une évaluation et faites apparaître vos points de progrès.
- Ne vous arrêtez pas à la simple évaluation de vos réponses, mais aussi de mesurer tout ce qui fait un entretien (temps de parole, gestuelle, sensation, regards, ambiance…).

Une fois ce premier travail réalisé, vous voilà prêt pour notamment introduire votre prochain entretien et prendre le leadership lors de votre prochaine prestation ! Considéré votre dernier échange comme une réunion de travail, sur laquelle vous avez fait un compte-rendu et qui vous permet de rebondir lors de vos futurs contacts.
De même, avoir identifié de votre point de vue vos axes d’améliorations ; devrez vous permettre de rebondir sur les futures interrogations de votre prochain interlocuteur. En effet, ce que vous avez relevé comme des manques sont certainement les points de progrès notés par votre dernier interviewer, qui aura pour beau jeu de demander au suivant d’éclairer ses points de doute. Vous fermerez ainsi la boucle et devancerez vos interlocuteurs dans leur questionnement !

Espérant vous avoir donné quelques clefs pour mieux réussir votre prochain parcours du combattant.

Au plaisir d’échanger avec vous sur ce thème.

jeudi 18 avril 2013

Recruteur et Candidats fête ses 6 ans !

Chers lecteurs,

Aujourd’hui le 18 avril nous fêtons l’anniversaire de votre blog « Recruteur et Candidats ». J’écris le « vôtre », car celui-ci est avant tout fait pour vous, pour échanger sur l’emploi et le recrutement, pour parfois vous aider et vous conseiller, en tout cas quand le temps me le permet…

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Merci aux 323 235 visiteurs de ces six dernières années ! Mais surtout mille mercis aux plus de 1400 lecteurs attentifs qui reviennent plus de 10 fois par an en visite sur ce blog ! Et que dire aux plus de 600 lecteurs fidèles qui plus de 100 fois par an visitent Recruteur et Candidats … Que cette aventure sur le web n’est pas finie, qu’elle promet encore de nombreux échanges et surtout de très belles rencontres !
Quand je compare l’année 2008 et ses 39 000 visites et que je vois que depuis le 1er janvier vous avez été plus de 30 000 à me visiter ! Je m’imagine bien encore vous titiller l’esprit avec mes écrits et échanger avec vous tous pendant quelques années !

A bientôt !

dimanche 14 avril 2013

La gazette à Gazouillis : semaine 15 - Avril 2013

Chers Twittos,

Réalisez grâce à la Gazette votre plus chère utopie: une TimeLine qui s’emplit de dizaines de « RT », de centaines de joyeux « #FF », de milliers de followers… Chacun d’entre-eux plussoyant vos tweets, acclamant vos zozioteries, approuvant vos TweetClash et s’abreuvant de vos « ^-^ » ! Mais pour atteindre ce nirvana du 2.0 et devenir un influenceur ! Il te faut plus que battre de tes petites ailes sur les réseaux et les internets… Il te faut de l’info, de la bonne info, de la vraie info et pas du simple brouhaha ! Pour cela abreuve-toi de ces 8 artciles et sers-t-en pour colorer de mille couleurs tes tweets… Gloire et honneur seront alors à ta portée !

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« Pourquoi voudrais-je travailler dans une société avec un site web pareil ??? ». Eh ouais mon Raoul… T’as beau avoir la plus belle camionnette « Pizza au feu de bois » de toute la région ! Pour attirer les talents et notamment convaincre Alfredo le Pizzaïolo de venir rejoindre ta team ; pour lui apprendre l’art de la calzone aux fricadelles de veau ! Va falloir revoir ton site corporate et créer une « company page » sur Viadeo.

Jonathan et Jennifer, les deux justiciers milliardaires, pour qui l’amour du risque est vraiment leur grande affaire… Ne semblent pas faire beaucoup d’émules du côté des recruteurs. En effet, aux dernières nouvelles « Les recruteurs n’aiment pas les risques ! ».

« "Facebook Home", le pétard mouillé de Mark Zuckerberg ». Euh… Comment dire… De la petite révolution, nous sommes passés à la révolte, puis à l’émeute, voire à la jacquerie pour finir en fête des voisins sans cubi de rosé, ni chipo et merguez ! Eh, oui tout le monde n’est pas Steve Jobs et fomenter une révolution avec un simple port USB sur un Ipad.

Tout, tout, tout… Vous saurez tout sur le Facebook, les chiffres-clefs, la métamorphose, le vrai, le faux, le dur, le mou… Ô gué, ô gué… Vous saurez tout sur le Facebook, le meilleur jour pour publier, le social gaming… Tout, tout, tout… Vous saurez tout sur le Facebook… Ô gué, ô gué… En lisant ceci « Facebook : le phénomène... est aussi marketing ».

«… Ouarfff… J’ai trop liké ton poke, pour RT ton com’, en LoLant avec Jordan sur son dernier post ;) ^-^ … Nan, mais allo ?…». Voilà à quoi nous en sommes réduits sur les #RS, trop « cute » pour certains, voire trop « bisous-bisous » pour les crypto-anarchistes ? Les réseaux sociaux ne seraient alors qu’un immense repère de Casimir sous bêta-bloquant ? La nouvelle est pour le moins affolante… La niaiserie nous gâterait tous… Hostie de calice ! Pour vous en rendre compte, lisez « Comment les réseaux sociaux nous font toujours "liker" et positiver ».

« Dans le recrutement, la notion de «mystère» a disparu ». Ah ! C’était mieux avant… A l’époque où le premier entretien pouvait se comparer à l’ouverture d’un Kinder surprise ! A chaque nouveau candidat, une nouvelle surprise, à monter et sans notice ! Parfois, il manquait des pièces, d’autres en avaient de trop, certains étaient d’une simplicité déconcertante, d’autres d’une difficulté sans pareil… Ahhhh ! Je vous le dis c’était le bon vieux temps !

Le Grand Empire du Seigneur Mark Z. amorcerait-il son déclin ? Malgré les sacrifices et prières des grands prêtres du « like », les plus jeunes fidèles gazouillent vers le royaume du « petit oiseau bleu » ; ou s’enfuient dans la grande province du Trumblr ! Même, les Maîtres chevaliers de l’ordre du « poke » semblent impuissants face à cet exode ! Et pourtant l’heure est grave, alors que de plus en plus de « facebookeurs » crient leur désespoir dans un grand râle conjurateur « Facebook, je te désaime ! ».

Alors que le Seigneur Mark Z. peine à garder ses ouailles sur ses terres. Le gentil géant qui vous veut du bien, le bien nommé Golem de Montain View visite nos boulangeries, charcuteries, fromageries… Mais si tout ceci n’est-il pas qu’un vil plan mercantile ? Ourdi par la bête pour mettre à mal la fine fleur de notre industrie ! Dans ta jolie marinière, Arnaud M. vient à notre secours,! Boutons ensemble l’américain hors de nos frontières et interrogeons-nous sur « Pourquoi Google s'intéresse tant aux petits commerçants français ».

Ben oui… Il en faut bien un chaque semaine… Un quoi ? Un scandale financier ? Non… Un scandale alimentaire ? Non… Le buzz d’un décérébré de la Téléréalité ? Non… Ben quoi alors ? Ben un bon article avec du « Y » à l’intérieur ! Rien que pour vous mes ZoZios, régalez-vous ! « Génération Y... Les empêcheurs de travailler en rond ».

jeudi 11 avril 2013

26 millions d’emplois… Et moi ! Et moi ! Et moi !

Chers lecteurs,

L’objectif de tout projet professionnel est d’obtenir un travail à la hauteur de nos envies et ambitions. Pour atteindre ce but, le premier impératif est de répondre à cette question : quelles sont mes appétences ? Une fois cela fait, le deuxième impératif est de mesurer votre employabilité en évaluant connaissances, compétences, aptitudes, personnalité et motivations.
Ambitions et employabilité sont donc les deux piliers sur lesquels, nous pouvons sereinement bâtir un projet professionnel. Néanmoins et pour compléter ce dernier, il est primordiale d’en jauger la faisabilité et la potentialité sur le marché du travail. Comprendre les grands mécanismes, les grands chiffres et réalités de ce marché sont donc indispensables pour se donner le maximum de chances de réussir.
Pour cela étudions ce marché de plus près et commençons par le scinder en deux parties bien distinctes. D’une part, le stock, c'est-à-dire le nombre d’emploi à disposition sur le marché. Et d’autre part, le flux, c'est-à-dire l’offre d’emploi.

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Le stock d’emplois :

Le marché du travail, c’est 26 millions d’actifs. Dans l’absolu, c’est à dire vierge de tout projet professionnel, c’est pour chacun d’entre-nous 26 millions de possibilités d’emploi ! J’entends déjà poindre les critiques et pour certains d’entre-vous trouver mon raisonnement quelque peu simpliste… En effet, considérer 26 millions d’actifs comme 26 millions d’opportunités peut apparaître comme un rapide raccourci intellectuel. Néanmoins se fixer cet ordre de grandeur me semble être de bonne augure pour tout chercheur d’emploi, un horizon plus vaste n’ouvre-t-il pas l’esprit à plus d’optimisme et de possibilités ?
A l’aune de cette multitude de choix, notre marché du travail que certains disent malade, sclérosé, atone, n’apparaît-il pas comme un vaste océan d’opportunités ? Dont l’horizon bleu ferait taire les cassandres du déclin et autres rabat-joie de l’économie morose ! Effectivement, les temps sont durs… Mais vous concernant, vous chercheurs d’emplois ! Vous êtes face à un potentiel de 26 millions de possibilités ! Et une fois cette multitude passée au crible de votre projet professionnel, il est bien certain qu’un nombre conséquent de possibilités éclairera magnifiquement votre horizon professionnel.
Néanmoins, faire son choix dans la multitude peut très vite s’avérer insurmontable pour nombre d’entre-nous. Il est donc important de détailler ce marché pour encore mieux le comprendre et y positionner son projet professionnel avec agilité. Nous pouvons alors répartir ces 26 millions d’emplois en quatre catégories :
- 13 millions dans l’emploi privé,
- 11 millions dans l’emploi public,
- 1,8 millions dans l’artisanat,
- 200 000 dans les activités agricoles.

Concentrons-nous sur les 13 millions d’opportunités dans le privé, qui se répartissent en quatre types d’environnements de travail :
- Microentreprises (M.I.C.), moins de 10 collaborateurs, elles sont 2,9 millions et emploient 2,5 millions de personnes.
- Petites et Moyennes Entreprises (P.M.E.), entre 11 et 250 collaborateurs, elles sont 136 000 et emploient 2,9 millions de personnes.
- Entreprises de Tailles Intermédiaires (E.T.I), entre 251 et 5000 collaborateurs, elles sont 4600 et emploient 3,5 millions de personnes.
- Grandes Entreprises (G.E.), plus 5001 collaborateurs, elles sont 229 et emploient 4 millions de personnes.

Les grandes entreprises ne représentent même pas un 1% des entreprises et seulement 30% de l’emploi, leur résonance médiatique est donc parfois bien disproportionnée à leur importance sur le marché du travail. Alors que les entreprises de moindre taille représentent 70% des emplois. Ces dernières, à la taille parfois modeste, offrent donc mathématiquement, sur le marché du travail 7 opportunités sur 10 !
Dans le cadre d’une recherche d’emploi, fixer ses attentions sur ce type d’environnement peut s’avérer stratégiquement payant ! D’ailleurs, les petites entreprises sont bien souvent la destination préférée des primo accédants à l’emploi. En effet, les jeunes diplômés s’y retrouvent deux fois plus nombreux en valeur relative que dans les Grandes Entreprises. Par ailleurs, les différences entre Grandes Entreprises et les moindres structures sont parfois ténues. A l’exemple des niveaux de rémunération, écarts et différences sont relativement faibles contrairement aux idées reçues. Le talon d’Achille des Petites Entreprises étant plus sur les avantages sociaux et la formation, la plupart se contentant d’appliquer à minima les exigences du Droit Social. De même, le maintient dans la même fonction est plus longue, mais avec plus de polyvalence, d’autonomie et de responsabilités. Par ailleurs, les points forts des Grandes Entreprises : la mobilité en interne, la formation, les programmes de management avec des changements de fonctions tous les 3 à 4 ans. De cette vision très macro du stock d’emplois, vous pouvez déjà faire vos premiers choix : emploi public ou privé, grandes ou petites entreprises pour conforter votre projet professionnel.
Mais pour réussir votre recherche d’emploi, il est essentiel d’étudier votre marché localement, de connaître les acteurs économiques de votre région, de cibler les entreprises, de les interpeller, d’aller à leur rencontre… D’être actif et de provoquer votre chance !

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Le flux d’emplois :

Le simple stock d’emploi, c'est-à-dire les 26 millions d’actifs français ne suffisent pas à déterminer la potentialité d’emploi dans son entièreté. Pour cela, il faut prendre en compte les mouvements du marché, c'est-à-dire le flux d’emploi.
Le premier de ces flux est emprunté à la théorie économique de Joseph Schumpeter (1883–1950), la « destruction créatrice », qui veut que de façon simultanée se produise une disparition conjointe à la création de nouvelles activités économiques. Concernant le marché du travail, il en irait de même, la destruction d’un poste de travail entraînant la création d’un autre.
De nos jours et sur le marché français, certains économistes estiment ce mouvement à 10 000 par jour ! Imaginez 10 000 opportunités par jour pour contenter votre soif d’ambitions, de projets, d’envies ! Pour les plus sceptiques d’entre-vous, j’imagine déjà votre première interrogation : mais d’où vient ce chiffre de 10 000 ? Tout simplement des chiffres de Pôle emploi, qui collecte 3 millions d’offres d’emplois à l’année ; avec un arrondi très grossier, d’une année à 300 jours, nous arrivons au chiffre de 10 000 !
Mais allons plus loin dans notre analyse, pour notamment mesurer la véracité d’un tel chiffre. Nous savons que pour 2/3 des offres collectées par Pôle Emploi, celles-ci sont de courtes durées, de quelques jours à quelques semaines ! Notre flux d’emploi ne serait alors plus que de 1 millions… Néanmoins, de nombreuses études tentent à considérer que Pôle Emploi ne relève que 30% des offres d’emplois… Nous revenons donc à nos 3 millions d’emplois, hors courtes durées, et donc à nos 10 000 opportunités d’emploi par jour ! C'est-à-dire 300 000 au mois ! Sachant qu’une durée moyenne de recherche d’emploi est de six mois, un chercheur d’emploi peut donc être confronté à 1,8 millions d’opportunités ! Ne pas trouver dans une telle multitude, des opportunités en phase avec ses ambitions et son employabilité, porte en tout cas à interrogation ! Notamment sur la visibilité des emplois disponibles sur le marché du travail, mais aussi sur l’employabilité et la mobilité de nos concitoyens.
Mais, dans ce mouvement schumpétérien de « destruction créatrice », n’oublions pas le revers de la médaille, c’est à dire la destruction de poste de travail, qui se porterait donc à 10 000 par jour ! Et donc à ces 3 millions d’individus qui chaque année doivent confronter leur ambitions et leur employabilité au marché du travail ! Et là se pose réellement la question de leur accompagnement et de leur formation à retrouver un poste de travail à hauteur de leur projet professionnel.
Reste un autre flux à prendre en compte, c’est celui de la création d’emploi, c'est-à-dire ex-nihilo… Mais à ce niveau, nous frisons l’anecdotique, comparé aux chiffres cités plus en avant ! A savoir qu’il s’agissait pour 2011 de 15 000 créations d’emplois. Une année plutôt morose et bien en situation avec cette période de crise. En effet la création d’emploi s’affichant, dans les années dites normales, plutôt autour des 30 000 par an.

Le marché du travail est complexe par nature, car en mouvement, segmenté, divers, varié, multiple, changeant et parfois bien opaque… En avoir une première vision, permet de mieux situer son projet professionnel, d’en mesurer sa faisabilité et d’y frotter ses ambitions. Néanmoins et ce qu’il faut retenir de cette analyse, est que le marché du travail offre de très nombreuses opportunités. Démultipliant vos chances de réussir, mais aussi vos possibilités d’échouer ! Néanmoins préparation, connaissance et organisation riment bien souvent avec succès !

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