Recruteur et candidats

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Conseils pour tous

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vendredi 13 avril 2012

Plan de bataille & guerre des talents !

Chers lecteurs,

RecruteuretCandidats vous proposait il y a quelques temps une « formule magique pour réussir sa recherche d’emploi », orientée sur des actions et comportements. Il manquait à cette formule magique un complément d’information : de quelle façon mener une recherche d’emploi efficace ?

Nous vous proposons donc un plan de bataille en cinq points. L’objectif : organiser une recherche d’emploi efficace dans cette fameuse guerre des talents qui fait tant de victimes parmi nos valeureux chercheurs d’emploi !

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1) Avoir un projet professionnel

Pour être performant, votre plan de bataille doit avoir une base solide, capable de vous pourvoir en énergie, en motivations et en ressources ! Ce camp de base c’est votre projet professionnel : apte à vous alimenter, à donner vie à vos envies et vous maintenir en bonne forme pour affronter l’adversité du marché de l’emploi et en sortir vainqueur. D’ailleurs, votre projet professionnel est votre meilleur allié pour convaincre le Recruteur de vos motivations, de votre potentiel et de la cohérence de votre recherche. Sans projet professionnel point de salut dans cette terrible « guerre des talents ». Charge à vous de bien le définir, mais aussi de le jauger à l’aune de vos capacités, aptitudes et compétences. Mais aussi, à le confronter aux possibilités du marché.

2) Mesurer la faisabilité de votre projet

Alors qu’un Recruteur est en recherche d’une personnalité, de comportements au travail et de motivations, donc d’un profil, incertain qu’il existe et par conséquent de le trouver. De même, le chercheur d’emploi n’est pas certain d’avoir un projet en phase avec les offres qui lui sont proposées sur le marché. Il faut donc que chacun fasse preuve de souplesse pour s’entendre et partager une aventure commune. Une des règles d’or pour donner vie à son projet est d’être ouvert et sans à priori. Mais l’ouverture d’esprit ne signifie pas courir après toutes les opportunités. L’adaptabilité n’empêchant pas la cohérence de votre recherche !

3) Etablir votre recherche dans le temps

Une fois votre projet professionnel en poche, vous voilà parti, tout guilleret, un peu la fleur au fusil, à la conquête du marché de l’emploi… De toute façon, vous êtes le meilleur, le plus beau, le mieux armé que peut-il bien vous arriver ? Puis au bout de six mois, vous voilà affaibli, désespéré, aigri, au bout du rouleau, tout penaud et recroquevillé dans votre tranchée ! Rien de bien dramatique, selon les statistiques de pôle emploi la durée moyenne d’inactivité est de huit mois. Le temps est donc votre allié dans cette bataille pour l’emploi et non votre ennemi ! A vous de l’organiser, de le séquencer, de vous fixer des points étapes, des objectifs et autres buts. La précipitation n’est pas de mise, la préparation est bien souvent source de victoire. Vous avez donc le temps de bien vous préparer et de mettre en place une stratégie gagnante.

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4) Définir une stratégie

Pour être efficace durant cette période de recherche, il vous faut établir une stratégie d’approche efficiente. Ne pas se disperser et s’éparpiller, vous permettra d’économiser votre énergie, votre temps et vos ressources. A partir de votre projet, établissez vos cibles : marché, environnement, localisation, taille d’entreprise, secteur d’activité… Plus vous aurez de données plus vos cibles seront facilement identifiables, le maître mot étant d’être pro-actif et de donner corps à votre projet professionnel. Votre discours auprès du Recruteur n’en sera que plus cohérent, motivant, précis et clair ! Pour chacune de vos cibles, il s’agit de définir une stratégie d’approche : candidature spontanée, entretien de découverte professionnelle, approche réseau, cooptation, salon professionnel ou de recrutement… Les approches sont multiples, à vous de choisir la plus adaptée !
Néanmoins, cette recherche par cible n’est pas la seule arme à votre disposition, les annonces emploi sont une source vitale pour alimenter votre projet, sans compter que les étudier vous permet d’affiner la connaissance de votre univers de recherche. En effet, observer le marché de l’emploi en étudiant les offres est un bon moyen. D’une part de confronter son projet, d’autre part d’en apprendre plus sur vos « entreprises-cibles ».
Prenez le temps d’observer et d’analyser, rien ne sert de multiplier les candidatures inappropriées qui sont de toute façon bien souvent synonyme de perte de temps, d’énergie et d’insatisfaction. Agissez avec agilité et intelligence… Soyez sioux dans votre approche ! Portez votre candidature avec parcimonie et sens tactique, votre objectif est que chacune d’elle vous apporte à minima un contact !

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5) Mesurer ses résultats

Il est important comme toute activité d’établir un reporting de votre activité, pour mesurer votre efficacité et notamment votre retour sur investissement. Pas la peine de vous équiper de tout un arsenal de critères de performances, un simple fichier Excel suffira amplement pour suivre votre activité et notamment relancer vos candidatures sans suite. De plus pouvoir parler de sa recherche d’emploi à un Recruteur de façon précise et claire, ne pourra que vous présenter comme une personne organisée, perspicace et réellement investie dans sa recherche d’emploi et la réalisation de son projet professionnel.

Au plaisir d’échanger avec vous sur cette thématique.

lundi 23 janvier 2012

La formule magique pour réussir sa recherche d’emploi

Chers lecteurs,

Bien souvent le chercheur d’emploi est à la recherche de la solution miracle, de la formule magique, de la solution ultime pour réussir sa recherche d’emploi et trouver le job idéal. En quête de ce saint Graal, le candidat se perd dans les méandres des conseils à la recherche d’emploi. Tel un Perceval des temps moderne il erre de conseils en astuces que se soit sur les jobboards, les blogs, les articles dans les News Magazines et autres livres… Tout ceci ne faisant que compliquer la tâche de notre preux chevalier et d’ajouter obstacles sur obstacles à la réalisation de sa quête !

Alors que les Recruteurs, les consultants et autres journalistes spécialisés multiplient leurs conseils, avis, trucs, astuces et autres tours de passe-passe… Chacun allant de son bon conseil, « … le CV comme ci… Le CV comme çà… », « …Les anti et les ultras lettre de motivations… », « … Réseaux sociaux, pas réseaux… » et « … blablabla… » et « …blablabla… » … Il y a donc de tout dans le monde du Conseil en Recrutement, du bien comme du pas bien, du noir, comme du blanc et surtout beaucoup de gris… Charge à chacun d’en faire le tri, de prendre le meilleur et de se bâtir son approche gagnante.

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Dans toute cette masse d’informations, Il est donc utile d’en rajouter une couche, mais point de conseils sur le CV, lettre de motivation, comportements en entretien et autres joyeusetés… Non, il s’agit de proposer une potion magique en cinq actions à suivre au quotidien pour réussir sa recherche d’emploi :

1) Se concentrer sur l’essentiel

Notre bon vieux Vilfredo Pareto (1848-1923) n’a de cesse de nous le dire 20% d’efforts donnent 80% des résultats. Il suffit donc de se focaliser dans sa recherche d’emploi sur le nécessaire, ne pas papillonner ou diverger de ses objectifs premiers est une stratégie, à coup sûr, gagnante !

2) Se préserver des échecs

Se fixer des objectifs à courte échéance et atteignables, il faut savoir avancer par étapes. Tel un alpiniste, prévoyez des camps de bases et ne vous dites pas que vous allez atteindre le sommet dès le premier jour de votre ascension !

3) S’accorder du temps

Le temps est relatif et sa perception en est subjective bien souvent un travail difficile nous paraît bien plus long qu’une tâche plaisante. De même une activité morcelée semblera plus longue qu’une activité en continu. Planifiez votre temps de travail et définissez-vous des séances de recherches d’emploi !

4) S’atteler au plus difficile rapidement

Plus c’est compliqué, plus c’est difficile, voire pénible, plus c’est long et moins on a envie de le faire ! La solution : faites-le tout de suite ! Comme de relancer les recruteurs… Une fois cette tâche ardue réalisée, le reste s’avèrera plus court et plaisant.

5) Se Respecter

Il y a un temps pour toute chose, personne n’est au top tout le temps, savoir se ménager et s’accorder du temps est primordial… Le droit à la paresse est une vertu, notamment en recherche d’emploi !

Restant à votre écoute pour échanger sur cette thématique.

mardi 6 décembre 2011

La question importe peu, c’est la réponse qui compte…

Chers lecteurs,

Fréquemment, j’entends ou je lis des propos de Candidats surpris, voire choqués, par certaines questions. Ces dernières, leur paraissant bien trop insolites, dérangeantes ou originales, et, sans grand rapport avec l’évaluation de leurs compétences ou de leurs expériences. Après tout, le recrutement n’est-il pas une affaire de gens sérieux avec des cravates ? Les enjeux sont donc bien trop importants pour laisser la place à la fantaisie et aux questions décalées.
Je lis et j’entends aussi bien souvent certains Candidats se plaindre de recruteurs trop sérieux, de leur trop grand classicisme et de leur manque d’ouverture d’esprit. Ainsi que de leur probité à discriminer et à sélectionner sans prendre en compte toute la dimension humaine du candidat ! Dans le style : « Humm… Ce candidat n’a pas fait violon en 4ème, il n’aura pas le profil pour réussir dans notre entreprise… ».
Certains Candidats seraient donc soit des éternels insatisfaits soit des habitants de la planète « pas content ». Classant les recruteurs soit dans la catégorie des « pas sérieux » ou soit dans celle des « trop sérieux ». D’ailleurs, comment un Candidat qui ne se fait pas sélectionner sur son CV ou n’obtient pas de réponse à ses candidatures ou encore échoue à ces entretiens (sans jamais savoir pourquoi) pourrait-il être satisfait des recruteurs et de sa condition ? Alors qu’il est l’unique et le seul compétent pour réussir cette mission, et qui sait certainement le futur PDG de l’entreprise ! Et que cet imbécile de Recruteur n’a pas su détecter en lui tout ce potentiel. Les « pas contents » sont donc légions et leur cri de révolte se fait bien plus entendre que « les contents » c'est-à-dire les gagnants qui sont eux satisfaits et bien silencieux.

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De même, certains Recruteurs seraient soit des hurluberlus soit des extrémistes du dogme. Difficile de prendre position pour l’un ou pour l’autre, le monde du recrutement est bien trop vaste et si divers. En effet, il y a plus de 1600 cabinets de recrutement en France et je ne sais combien de recruteurs en entreprise, sans compter que nombre de dirigeants et autres managers s’autoproclament Recruteurs… Autant vous dire que dans cette multitude, on trouve de tout et surtout à boire et à manger !
Néanmoins, face à cette multitude et cette diversité, quelques candidats ou plutôt les « futurs pas contents » ne sont sûrs que d’une chose et une seule : le recruteur leur assène des questions, car son truc c’est de « casser » du potentiel et de l’humain. Il adore ça le recruteur, de toute façon pour faire ce métier, il faut être un peu maso… En effet, comment un être sensé et normalement constitué peut-il réaliser plus de 500 entretiens à l’année sans aucune séquelle psychologique ? Ne rencontrant que des cadors, tous plus meilleurs les uns des autres, les fameux habitants de la planète « …Je suis dynamique, organisé et super motivé… », planète voisine des « pas contents » ! Et puis de toute façon recruter dans le respect du candidat c’est pour les dandys du Web 2.0… Les recruteurs, les vrais, à l’ancienne, eux y font du tir pigeon ! Et allez un de plus, retour case départ, direct chez Paul 1 rue de l’emploi à ChômageVille !

Le décor est donc planté entre les « pas content » qui hurlent à tue-tête leur désespoir face à certains recruteurs complètement azimutés qui ne pensent qu’à poser des questions étranges de ce genre :

« … Quel animal voudriez-vous être ? ... »
« … Si vous étiez une voiture, laquelle seriez-vous ? … »
« … Mais pourquoi avez-vous les mains moites ?... »
« … Quelle est votre couleur préférée ? ... »
« … SuperMan ou Batman ?... »
« … Vous êtes sûr de pouvoir vous lever tôt le matin ?... »
« … Savez-vous combien pèse un boeing 747 ?… »
« … Slip ou caleçon ? … » Non là… Je déconne vraiment !

Cette série de question ne confirme-t-elle pas d’ailleurs la thèse des « pas content » ? Quelle crédibilité ou intérêt a un recruteur à poser ce genre de questions ?
Et si l’intérêt n’était pas dans la question, mais dans la réponse… Car ce que cherche à évaluer le Recruteur, ce n’est pas de savoir si vous êtes un Wikipédia sur pattes ou un fan de BATMAN… Non, ce qu’il cherche à évaluer c’est l’intelligence dans la relation, la capacité à réagir et la flexibilité dans les raisonnements et aussi certaines fois à savoir jusqu’où il peut aller ! Car s’offusquer, refuser et savoir dire non c’est une qualité que beaucoup de candidat stéréotypé non pas ou plus !
Pour conclure et appuyer mon propos, faisons place à une veille légende urbaine qui circule dans le monde du recrutement.
Imaginez la situation : le grand oral de l’ENA…
L’examinateur : « ... Connaissez vous la profondeur du Danude à Vienne ? … »
L’examiné : « … Sous quel pont, Monsieur ? … »

Alors soyez ouvert, ayez l’esprit vif, analysez les situations et ne prenez pas tout pour argent comptant ! Surtout quand ça se passe à la télévision… Et n’en déplaisent à certains, les Candidats ne sont pas tous des victimes et les Recruteurs de féroces bêtes avides prêtent à tout pour casser de l’être humain.
L’univers du recrutement n’est pas aussi manichéen, il est bien plus complexe, comme l’est d’ailleurs l’être humain, ce qui fait toute la richesse de ce métier.


Au plaisir d’échanger avec vous sur ce sujet.

jeudi 10 novembre 2011

Ebook : A la recherche de l'équilibre entre vie professionnelle & privée

Chers lecteurs,

Pour finaliser le débat du mois de novembre organisé par les équipes de RegionJob autour de l'équilibre entre vie professionnelle et privée un ebook regroupant les contributions d'experts, d'illustrateurs et professionnels du web est en ligne. Je vous laisse découvrir les articles, les bonnes pratiques, les conseils, les témoignages qui vous aideront à concilier vie professionnelle et privée.

Vous en souhaitant une bonne lecture !


vendredi 28 octobre 2011

A la recherche de l’équilibre entre vie privée & professionnelle

Chers lecteurs,

Le débat du mois d’octobre sur RégionJob « Equilibre entre vie privée & professionnelle » donne la parole aux candidats, blogueurs, spécialistes du sujet, recruteurs et illustrateurs pour discuter et proposer leur avis sur ce sujet de société. Découvrez ici les discussions, conseils et témoignages déjà nombreux. Ainsi que ma contribution à ce débat fort passionnant !

Au plaisir d’échanger avec vous sur ce thème.

vendredi 26 août 2011

Découvrez le Recrutement Interactif Digital

Chers tous,

RecruteuretCandidats est sollicité par le Groupe ALTI pour vous présenter une de leur innovation RH le Recrutement Interactif Digital.

Découvrez la vidéo de presentation sur YouTube

A cette occassion, découvrez l'interview de François Larcher Responsable Innovation du Groupe ALTI

Parlez-nous du Groupe ALTI :

"... Je vous invite à découvrir notre société ici..."

Quel impact cet outil peut-il avoir sur les candidats :

"... Toute personne utilisant une table tactile pour la première fois exprime un fort sentiment de satisfaction. L’objectif de notre application est de faire ressurgir ce sentiment sur l’image employeur de la société..."

Quels sont les maîtres mots de ce concept :

"... Convivialité et Interactivité... De plus, la réalisation de tests interactifs avec la Table permet de mieux évaluer les candidats. Enfin, l’aspect multimédia proposé à la fin du recrutement (garder le contact, envoi de documents, téléchargement d’application mobile) donne une nouvelle dimension au recrutement..."

A quels types de besoins peut répondre cette innovation :

"... Nous pensons que notre application peut répondre à une forte attente des DRH travaillant dans un domaine où le recrutement est très concurrentiel (Informatique, Banque, Assurance, …). Nos premiers tests en situation sont très concluants : deux grands assureurs français vont utiliser notre application dans les prochaines semaines..."

Quelles seront vos prochaines innovations :

"... Dernière innovation en date, nous déclinons notre concept de « recrutement interactif digital »sur les tablettes tactiles et principalement l’iPad. Dans cette expérimentation, le recruteur et le recruté ont chacun leur tablette. Elles seront synchronisées en temps réel – toute action réalisée sur l’une des tablettes se voit immédiatement sur l’autre – ce qui est extrêmement pratique pour présenter des documents par exemple. Cette déclinaison de notre concept présente plusieurs avantages: tout d’abord un coût plus faible que ceux nécessaires à la Table Surface, le second la possibilité pour le au recruteur de prendre des notes durant l’entretien directement sur sa tablette (et sans que le candidat puisse les lire).
Enfin, d’autres projets sont à l’étude : rendre la tablette tactile comme le compagnon RH individuelle des collaborateurs (préparer son entretien annuel, suivre ses objectifs individuels, contacter son correspondant RH –visio possible, …) Enfin, nous travaillons également sur des réseaux sociaux d’entreprise basés sur le KM..."

Dans l'attente de vos commentaires et récations sur ce nouvel outil.

jeudi 26 mai 2011

Technique du « démarrage à froid »

Chers lecteurs,

En introduction d’un entretien de recrutement, beaucoup de Recruteurs utilisent la technique dite du « démarrage à froid » :
Bien installé en face du recruteur, vous l’écoutez se présenter et préciser le cadre de votre échange, puis celui-ci vous propose de vous présenter. Patatra et badaboum… Le moteur cale, l’anxiété et les sueurs froides font leur apparition, c’est à ce moment que nombre de Candidats perdent leurs moyens ! Et qu’en tant que recruteur nous pouvons assister à différentes présentation.

1) Le cauchemar du Recruteur :

« L’hyper méthodique » qui remonte au siècle dernier et commence par vous parler de ses années lycées, voire du collège ou encore de l’école primaire, qui se sont parfois déroulées il y a plus de trente ans ! Vous présentant chaque expérience dans l’ordre, prenant le temps de vous expliquez chaque situation et événement, précisant ses job d’été et stages, sans oublier toutes ses formations en entreprise…
Il arrive dans ce genre de situation d’écouter des candidats qui étalent leur présentation pendant plus ½ heure, sans pause ni gestion du moindre silence et sans laisser la possibilité au Recruteur de reprendre la main ! L’analyse de ce type de présentation est alors sans appel : manque d’esprit de synthèse, fort besoin de sécurité, de se rassurer, d’avancer pas à pas, hyper structuré et certainement un manque de confiance en soi…

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2) L’angoisse du recruteur :

« L’hyper synthétique » qui tout simplement vous assène, d’un ton sec : « … Jean-François, 45 ans, divorcé, en recherche d’emploi depuis 8 mois… » et attendant sagement que vous lui asseniez de la même façon vos questions, auxquelles il se fera une joie de répondre au maximum par 5 ou 6 mots, mais le plus souvent préférant le « oui » et le « non », même à vos plus belles questions ouvertes…
Les informations obtenues, dans ce type d’échange, sont alors très parcellaires et les observables au niveau des comportements sont difficilement identifiables… Néanmoins, l’analyse de cette présentation n’est pas à l’avantage du candidat : manque de sympathie et d’empathie, peu d’ouverture d’esprit et de sens du contact, générosité dans l’échange proche du zéro, a poussé l’esprit de synthèse à sa plus simple expression, c'est-à-dire à un néant post apocalyptique !

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3) Le petit bonheur du recruteur

« Le malin » qui vous retourne la question « … vous voulez que j’axe ma présentation sur quelle partie de mon expérience ? … » ou tout simplement « … vous voulez que je vous parle de quoi précisément ?… ». Tiens en voila un qui a lu les conseils d’un professionnel du recrutement ou qui fait preuve d’un peu d’empathie ! Bien souvent, le recruteur reprécise sa question « … je vous demande simplement de vous présenter, quel est votre parcours et votre projet professionnel ? … ».

Mais qu’attend réellement un recruteur de cette présentation ?

N’oublions que la principale posture du Recruteur est l’écoute, il a donc besoin au travers de votre discours de discerner des observables et d’identifier des comportements, une personnalité et des motivations… Donc, charge à vous de prendre le leadership, de structurer votre discours pour dégager de l’impact dans la relation et intéresser votre interlocuteur. La teneur de votre présentation va notamment permettre au Recruteur de déterminer votre structure mentale, c’est à dire vos capacités de raisonnements, votre esprit d’analyse et de synthèse, ainsi que votre entregent.

De quelles façons aborder cette présentation ?

Le Recruteur vous donne la main, prenez-là et profitez-en pour démontrer vos capacités et aptitudes. Structurez votre présentation et souvenez-vous des principes de bases (appris à l’école) : introduction, développement et conclusion ! Introduisez alors votre présentation, comme suit « … Je vous propose de me présentez à vous en trois parties : mon poste actuel, mon projet professionnel et mes motivations à votre opportunité … », mais n’embrayez pas de suite ! Attendez l’accord de votre interlocuteur sur cette proposition, par un simple « … Êtes-vous d’accord ? … ». Une fois son accord obtenu, lancez-vous !

Néanmoins et pour réussir ce type de présentation, il faut la préparer ! En effet, le succès c’est 95% de préparation et 5% d’improvisation. Je vous invite à écrire votre présentation, et, afin des rester synthétique : appliquez les bonnes vieilles recettes apprissent à l’école ! Comme le résumé de texte. Votre objectif : une présentation qui n’excède pas les 20-25 lignes ! C'est-à-dire 5 à 7 minutes qui vous permettront d’expliquer les raisons de votre présence à l’entretien de recrutement.

Dans l’attente de vos avis et commentaires pour échanger sur ce thème.

mercredi 11 mai 2011

« Effet Feeling » & « Effet d’assurance »

Chers lecteurs,

Nevenka m’interpelle par mail sur la part du feeling dans le process de recrutement et sa frustration suite à un process de recrutement non abouti (extrait de son mail) :

''« L'agence d'intérim, lors de la sélection m'avait dit que j'avais beaucoup plus de chance d'être retenue pour ce poste de part mon expérience au sein d'un grand groupe et de ma maturité. Ma concurrente étant plus jeune et n'ayant travaillée uniquement que sur des missions ponctuelles. Après avoir passée 2 heures d'entretien, la première avec la Responsable recrutement et la deuxième avec la DRH, quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre que cette dernière avait sélectionnée ma concurrente. Pour seule explication, je n'ai eue que : "Ce n'était qu'une question de feeling, ne remettait pas vos compétences en doute, Madame »''

Comme Nevenka l’explique plus en avant dans son mail, la déception et la frustration fut forte pour elle. Analysons cet échec et ses éventuelles causes : « l’effet feeling » et « l’effet d’assurance »…

« Effet d’assurance »

Nevenka n’est-elle pas trop en confiante lors de cette rencontre ? Se sachant d’un meilleur profil que sa concurrente, rassurer par l’avis de l’agence d'intérim, au fait de ses compétences, de sa maturité et de son expérience dans un grand groupe. La partie ne semblait-elle pas gagnée d’avance ? Simple supputation ou extrapolation de ma part, il se peut, en effet, que Nevenka n’était pas du tout dans cet état d’esprit. Néanmoins, je pense que le brief fait par l’agence d’intérim n’a pas joué un rôle positif dans sa mise en condition avant cet entretien décisif. En effet, Il s’avère que nombre de candidats, assurés de leurs compétences et de leur position dans le process de recrutement vont bien souvent « la fleur au fusil » au deuxième, troisième ou quatrième entretien. Trop confiant de remporter « la mise » et d’être le candidat idéal, cet «effet d’assurance » les menant droit à l’échec.
N’oublions pas, qu’il s’agisse du deuxième ou du cinquième entretien, toutes ces phases sont des étapes de sélection, qui sont là d’une part pour éprouver les aptitudes du candidat à réussir dans la durée et la répétition, mais aussi à faire valider le candidat par le plus grand nombre. Alors, un conseil : ne soyez pas trop confiant lors de vos différents entretiens, ne vous dites que c’est dans la poche, qu’après tout si vous avez passé avec brio les trois derniers entretiens ou même le premier, que le suivant n’est qu’une formalité. Vos différents interviewers vont débriefer ensemble, échanger leur avis, comparer leurs impressions et prendre leurs décisions en appréciant vos différentes prestations. Soyez sur le qui-vive, vous êtes toujours en situation de sélection, rien n’est jamais acquis : évitez le « lâcher prise » que tout recruteur attend avec impatience (et parfois délectation) pour vous mettre en difficulté.


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« Effet Feeling »

Bien souvent la bonne excuse ou le prétexte pour se « débarrasser » d’un candidat qui veut comprendre pourquoi il n’a pas été sélectionné… Certains recruteurs manquent de courage pour expliquer les vraies raisons de leurs décisions et certains candidats manquent quand à eux d’écoute pour accepter les arguments des Recruteurs… « De toute façon, il est nul ce recruteur et il ne comprend pas que je suis le meilleur candidat pour ce poste… ». Ah ego quand tu nous tiens ! Néanmoins et en dehors de cet effet de manche que peut-être l’excuse du feeling, ce dernier prend une place notable dans tout process de recrutement… Ne sommes-nous pas tous et avant tout des animaux sociaux ? Réagissant avec instinct, intuition, pulsion, envie et préjugé, tout en choisissant ou en se dirigeant vers nos semblables.

Néanmoins et afin de ne pas laisser trop de place à cet « effet feeling », il devient impératif qu’un professionnel du Recrutement intervienne dans le process de sélection.

Posons le cadre idéal d’un entretien de recrutement, c'est-à-dire réalisé avec trois acteurs : le candidat, le futur n+1 et le recruteur (le spécialiste).Le n+1 validant les compétences techniques, l’adéquation avec son environnement de travail (équipes, contraintes, objectif, historique…) et le recruteur validant la personnalité, les comportements au travail et les motivations. Le futur manager ayant le droit de laisser s’exprimer cette part de feeling. A contrario, charge est faite au professionnel du recrutement de l’atténuer et de mettre en avant les qualités observées chez le candidat pour contrebalancer cet « effet feeling » dont la frontière avec l’homophilie est ténue. Le professionnel du recrutement jouant alors pleinement son rôle : garantir l’évaluation la plus juste du candidat.

Pour conclure, une chose me désole dans l’histoire de Nevenka, c’est le fait que l’argument du feeling lui ait été apporté par des RH et notamment un Responsable Recrutement… Seule consolation pour Nevenka, elle n’aurait rien eu à gagner en devenant « Assistante R.H. » d’une organisation qui prend si peu d’attention au débriefing de ces candidats.

Dans l’attente de vos commentaires et réactions.

vendredi 28 janvier 2011

La reconnaissance du CV à trous

Chers lecteurs,

Je vous invite à lire cet article sur le webmagazine : emploiparlonsnet.

La reconnaissance du CV à trous

Dans cet article, je vous donne mon avis de recruteur ainsi que ma vision positive sur les périodes d’inactivité professionnelle dans un parcours de vie et notamment sur un CV.

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Pour votre information le site emploiparlonsnet est publié par Pôle Emploi. Son objectif est de traiter de l’actualité de l’emploi à travers des dossiers, des articles, des chroniques. Je vous encourage à le découvrir et à vous nourrir des nombreuses informations sur le marché du travail.

Au plaisir d’échanger avec vous sur cette thématique du CV à trous et merci à @LaurentFirdion de m'avoir donné l'opportunité de m'exprimer sur ce sujet.

lundi 10 janvier 2011

Faut-il tricher sur la photo de son CV ?

Chers lecteurs,

Gaëlle journaliste pour le site www.maviepro.fr me sollicite par mail pour connaître mon avis sur cette question « Faut-il tricher sur la photo de son CV ? ». Le sujet m’ayant inspiré, j’ai écrit ce billet :

Avant de répondre à vos questions. Je tiens à préciser en introduction que tricher ne sert à rien. En effet, l’objectif de tout à chacun est de trouver le projet, l’entreprise, le poste dans lequel on se sent bien… Et la triche ne peut vous mener que vers un poste qui ne sera pas à la mesure de vos ambitions, de vos compétences et aptitudes et donc fatalement à l’échec !

Par ailleurs, je déconseille la plus part du temps au candidat de joindre une photo sur leur CV. Partant du principe qu’un recruteur professionnel n’évalue pas un candidat à son physique, mais à la mesure de ses compétences & aptitudes ainsi qu’aux points communs entre le projet professionnel du candidat et les objectifs de l’entreprise. Donc et à moins de travailler dans le mannequinat, si vous faites la rencontre d’un recruteur qui sélectionne ses CV par la photo… Fuyez ! Car cela en dit long sur les pratiques de votre future entreprise.

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Néanmoins, la réalité des pratiques de recrutement fait que nombre de candidat mettent leurs photos sur leur CV et que des recruteurs, tout humain qu’ils sont, peuvent regarder cette photo et se faire une idée de la personne au travers de celle-ci ! Je vous propose donc pour passer cet écueil de vous apporter quelques conseils tout en répondant aux trois questions de Gaëlle :

« N'est ce pas légitime ou du moins humain, de "tricher" un peu pour envoyer la photo la plus flatteuse possible histoire d'attirer positivement le regard du recruteur ? »

Envoyer une photo flatteuse n’est pas de la triche, il me semble évident, d’ailleurs comme pour les présentations CV vidéos, de se mettre en scène et de faire appel aux meilleurs techniques pour avoir la meilleure photo sur son CV. Faire appel à un photographe professionnel, pour avoir le bon angle, le meilleur éclairage, le bon fond de couleur, la meilleure position n’est pas tricher et me semble poursuivre un objectif : se mettre à son avantage ! Il est vrai qu’une photo prise dans votre cuisine via votre webcam ou encore celle du photomaton de la gare peut paraître moins flatteuse et donc moins propice à la sélection ! Néanmoins, il me semble un peu naïf de penser qu’un recruteur sélectionne les CV en se disant « …Ouah super photo ! Il a une bonne tête ! Je le sélectionne… »

« Selon vous, où commence la "triche" ? Jusqu'où est-elle possible ? Peut-on jouer la carte de la photo "décalée" pour certaines offres ? »

La frontière de la « triche » n’est pas floue, soit on triche soit on ne triche pas ! Donc pour moi elle n’est tout simplement pas possible que se soit pour la photo ou la réalité de ses expériences, compétences et aptitudes… De toute façon celle-ci sera découverte tôt ou tard et toujours à votre désavantage !

La photo « décalée », pourquoi pas ? Tout dépend de l’offre et de son environnement. Néanmoins, la règle gagnante reste le classicisme en matière de recrutement. Il n’y a qu’à voir les offres d’emploi, elles sont bien souvent tristounettes, peu décalées et très communes, même si le recruteur recherche la perle rare !

Attention aux photos décalées dont l’effet peut aller à l’inverse de celui recherché et avoir un effet contre productif. Oubliez donc la photo du commercial lunettes de soleil adossé à une Porsche, celle du mariage avec le grand chapeau et la coupe de champagne à la main, le diplômé d’une université américaine dans son bel habit de remise des diplômes, avec votre chien, dans votre survêtement en plein footing, sur la plage ou encore au téléphone dans votre bureau… Et je n’invente rien !

« En conclusion, quelles sont les principales règles concernant la photo sur la CV ? »

La première règle à suivre : pas de photo sur votre CV, cela ne sert à rien ! Néanmoins, si vous souhaitez en insérer une sur votre CV, sollicitez un professionnel, précisez-lui qu’il s’agit d’une photo pour votre CV, il sera certainement de bons conseils. N’oubliez d’avoir une photo à jour, même si vous êtes nostalgique de vos 20 ans ! Et bien évidemment choisissez une photo simple, sobre et classique.

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