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Ma passion, Mon métier...

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mardi 25 mars 2008

Ma passion, Mon métier… Par Véronique

Chers lecteurs,

Un nouveau témoignage dans le cadre de la rubrique « Ma passion, Mon métier… » sur RecruteuretCandidats, il s’agit de Véronique de « …Télé d'antan & Outils d'aujourd'hui… ». Productrice de documentaires au sein de différentes sociétés de production audiovisuelle, Véronique est une passionnée de l’audiovisuel et notamment de la production de documentaires… Désireuse d’évoluer dans son métier et d’établir sa vie dans le Finistère, elle fonde son nouveau projet professionnel en direction des Web TV. Je vous laisse découvrir le témoignage de notre invitée qui de sa passion en a fait son métier.

A quel moment avez-vous décidé de faire de votre passion votre métier ?

J’ai toujours aimé l’écrit, l’image, la musique, mais je suis venue par hasard à ce métier, en travaillant pendant un été dans une société de production, au standard, puis en me formant, petit à petit : techniques, plateaux de télévision, reportages, etc. Plus j’apprenais, plus j’avais envie d’apprendre ! Jusqu’à entrer dans un univers d’une très grande richesse, de contenus, de formes d’expression, de rencontres, d’échanges incessants. Progressivement, je me suis spécialisée dans le documentaire, qui permet l’éclectisme et d’être le plus souvent - mais pas toujours - en prise avec la réalité. Qui permet aussi de se « bagarrer » pour des idées et de faire en sorte qu’elles aboutissent.

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Votre métier évolue avec les nouvelles technologies, comment faites-vous pour concilier cette évolution et vivre votre passion ?

Il y a d’une part des technologies nouvelles (comme la HD) que l’on découvre et qui permettent d’adapter d’autres formes de création, mais il y a surtout l’apparition des technologies du Web et le développement des Web TV. On peut sans doute faire la comparaison, à l’heure actuelle, avec ce qu’il en a été des radios libres. Les choses sont en train de se structurer, de se mettre en place, et, notamment, le nerf de la guerre, la question des financements. Cela va prendre un peu de temps.
Beaucoup de personnes de ma profession sont encore très prudentes à ce sujet. En France, des questions se posent, comme par exemple la gestion des droits d’auteurs, nécessaires à acquérir pour les diffusions (cf les débuts de la V.O.D, où j’ai assisté à quelques réunions houleuses !).
Ce qui me passionne ici, c’est que je pense qu’il y a en terme de contenus et pour la création (modestement) une nouvelle opportunité ; entendons-nous : il existera toujours sur les chaînes généralistes, voir privées, des documentaires qui bénéficieront de financements conséquents, dans des formats qui correspondent à ces moyens de diffusion.
Avec ces technologies, on peut explorer d’autres formats (courts, mais pas uniquement), relier des documents, des informations, des « extensions » qui deviennent elles-mêmes d’autres objets ; être participatif, être dans la proximité ; faire collaborer d’une autre façon, presse, radio, télévision. Il va falloir dans ces domaines trouver des personnes qui puissent faire des ponts, des liens. Il faut à la fois être imaginatif et pragmatique. Bref, je ne vais pas tout développer ici, mais je tiens absolument à explorer ceci et à y participer.

Votre formation initiale littéraire et d’archéologie est très éloigné du monde de l’audiovisuel, cela a-t-il était un avantage ou un handicap pour vous développer sur le plan professionnel ?

Un avantage, indéniable ! Ce sont des formations qui m’ont structuré, qui m’ont ouvert des univers dans lesquels je suis toujours et qui nourrissent également mon métier. Cela m’a permis également d’avoir une certaine aisance pour collaborer avec des auteurs très différents (écrivains, scientifiques, politiques, etc). Cela me sert tous les jours pour écrire - pas uniquement sur les blogs ! - et pour concevoir des projets et les rédiger quand cela est nécessaire.

Le monde de l’audiovisuel et notamment celui de la production semble à de nombreuses personnes un environnement confidentiel et très sélectif, quels conseils pourriez-vous donner aux personnes désireuses de travailler dans cet univers ?

Il existe maintenant des formations tout à fait adaptées et d’excellentes écoles et universités, mais il est vrai que ce n’est pas toujours facile. Les stages ici sont toujours beaucoup pratiqués et débouchent encore parfois sur des embauches (à condition de veiller au préalable aux conditions du stage) ; rencontrer des personnes est aussi un excellent moyen d’obtenir d’autres contacts, des conseils, des pistes ; les gens sont encore accessibles (bien que très souvent « débordés », c’est un métier où tout le monde est débordé !). Par exemple pour quelqu’un qui souhaite devenir assistant réalisateur, le fait de collaborer avec un premier réalisateur, si ça se passe bien, peut entraîner une autre collaboration…Rappelons quand même qu’il s’agit d’un milieu où les postes sont précaires (les intermittents du spectacle, vous connaissez ?).

Quels ont été les sacrifices que vous avez fait pour assouvir votre passion et en faire votre métier ?

Quels sacrifices ? J’ai toujours travaillé sans compter, bougé quand il le fallait, tout recommencé à zéro quand c’était nécessaire, exploré des domaines que je ne connaissais pas, et tout cela me passionne. Bien sûr, il y a ma famille, et en particulier mon fils qui n’a pas toujours beaucoup vu sa maman. Mais j’ai aussi souvent essayé de le faire participer : suivre la progression d’un film, débattre du sujet en cours, aller aux projections, rencontrer les gens qui travaillent sur les films ; et je crois que ça lui a plu.

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A votre avis qu’est-ce qui vous a fait réussir dans votre projet de passion-métier ?

Bonne question. Je ne me la suis jamais posée. Je dirai, ma passion pour toutes les formes d’intelligence et de création ; un esprit d’investigation, de l’imagination, un sens du prospectif, une grosse capacité de travail, de l’écoute et de l’empathie, de l’organisation, une grande réactivité, et des qualités de « médiatrice ».

Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui souhaitent faire de leur passion un métier ?

Je crains de n’être pas bonne conseillère, car je répondrai : allez-y, foncez, mettez tout en oeuvre pour les réaliser ! Alors qu’il faut sans doute être plus prudent, s’entourer, se faire conseiller et prendre la mesure. La passion, les passions, sont des choses - finalement pas si rares - qui font aussi le sel de la vie, alors…

Si vous aussi comme Véronique avez fait de votre passion votre métier, n’hésitez pas à prendre contact avec RecruteuretCandidats pour participer à la rubrique « Ma passion, Mon métier...».

Au plaisir de vous lire très bientôt

vendredi 29 février 2008

Ma passion, Mon métier... Par Sylviane

Chers lecteurs,

« Ma passion, Mon métier… » s’enrichit d’un nouveau témoignage… En effet, j’ai le privilège d’accueillir Sylviane que certains bloggeurs de la plateforme RégionJob connaissent fort bien. Je vous invite d’ailleurs à visiter son blog et découvrir quelques unes de ses rubriques, comme « Et si j’étais » et ses billets forts intéressants sur la formation professionnelle et notamment la prévention des risques professionnels. La passion de Sylviane pour la formation et l’enseignement l’a amenée à réaliser un rêve : mettre sa passion au service de son projet professionnel en devenant Formateur-Consultant notamment dans la prévention des risques professionnels.

Vous vous définissez comme une personne ayant une envie viscérale d’enseigner et de former, pouvez-vous nous en dire plus ?

Cette envie me taraude depuis mes années de fac ! Je sais c’est loin ! (rires !)… Alors en 3ème année de psychologie (licence), j’étais orientée dans la psychologie de l’enfant et de l’adolescent… Je voulais préparer le concours de l’IUFM (1 an de prépa en sus des cours de psycho)… Je pense qu’à l’époque, ma jeunesse, ma timidité et le manque de confiance en moi ont joué en ma défaveur, je ne me suis donc pas lancée dans ce cursus… J’ai toutefois toujours eu cette idée dans un coin de ma tête…
J’ai eu de plus un parcours atypique en terme de formation, puisque j’ai eu la chance tout au long de ma carrière professionnelle de pouvoir me lancer dans la formation continue et de rencontrer sur mon chemin des personnes qui m’ont fait prendre conscience de mon potentiel, de mes capacités et qui m’ont, à chaque fois, apporté quelque chose… J’ai ainsi pu au fil du temps dépasser ma timidité et prendre confiance en moi…
Je pense qu’il ne suffit plus aujourd’hui d’être diplômé pour pouvoir enseigner et former… Avoir des capacités pédagogiques, cela s’apprend bien sûr… mais le savoir être en terme de pédagogie fait partie de valeurs intrinsèques à chacun, on l’a ou on ne l’a pas… J’ai de plus une envie insatiable d’apprendre : plus j’apprends, plus j’ai envie d’apprendre et ainsi d’apprendre aux autres… Je me souviens d’un prof de fac qui disait que dans la vie tout devait nous intéresser : de la dernière actu politique au dernier match de l’OM ! Telle est également mon ouverture d’esprit…
J’ai dans ce sens toujours fait partager mon savoir sans aucune restriction… Or, les gens ont souvent l’impression que s’ils donnent une information, ils ne la possèdent plus, ce qui est faux… Si les formateurs que j’ai eus avaient tous réagis de la sorte, je n’aurais toujours rien appris ! (rires !)
Enfin, je possède cet état d’esprit qui fait que mon bonheur réside dans la réussite de l’autre…

A quel moment avez-vous décidé de faire de votre passion votre métier ?

Je crois que comme pour toutes choses dans la vie, il faut se donner les moyens d’y arriver… Il ne s’agit pas d’un déclic mais d’une réelle motivation et surtout d’une longue maturation… Une envie forte de partage, un désir de changement et d’aller de l’avant… Une remise en cause personnelle également… Savoir ce que l’on veut et surtout ce que l’on ne veut plus… J’ai également fait le tour de mon ancien métier, j’ai appris beaucoup, j’ai aussi donné beaucoup et je pense que je n’ai plus rien à apporter dans ce cadre… Or, je suis quelqu’un de très créatif, j’aime l’innovation… Il s’agit également d’une réelle ambition (au sens positif du terme)… Je suis aussi et surtout quelqu’un de passionné dans la vie…

De quelle façon l’obtention de votre Master 2 en Sciences Technologies et Santé en 2007, vous aide-t-il dans la réalisation de votre projet ?

Il a été l’un des éléments clé dans la structuration de mon projet professionnel car j’ai effectué ce diplôme en VAE grâce à la formation à distance. Cela a été une chance inouïe pour moi. D’abord parce que le système VAE ouvre aujourd’hui des perspectives très structurantes pour les salariés, quant à la formation à distance, il s’agit d’un formidable outil qui aura sans doute un avenir prépondérant à jouer dans la formation professionnelle. Enfin, parce qu’un bac + 5 vous offre un panel de connaissances très enrichissant et vous ouvre, à terme, forcément plus de portes sur un marché de l’emploi plutôt saturé à l’heure actuelle.

Quels ont été les doutes ou les phases de découragements que vous avez pu avoir sur la réalisation de votre projet ?

Je suis quelqu’un à la base de très optimiste, voire d’humeur joyeuse, et heureusement pour moi j’ai beaucoup d’humour ! Bases minimum requises pour changer d’orientation alors que l’on est confortablement installée au sein de son travail. Il s’agit d’une remise en cause totale qui ne doit normalement pas laisser place au doute… Pourtant ces phases existent… Qui n’a jamais douté dans sa vie ? Qui n’a jamais été découragé ? Toutefois, pour réussir il faut être un(e) battant(e).
Je comparerais cela à une ballade en montagne : au bout d’une longue marche de six heures vous avez enfin atteint le sommet et là vous avez deux choix possibles :

•soit vous installer là pour déjeuner et redescendre dans la vallée,
•soit regarder le sommet d’en face et décider d’aller au suivant. J’ai cet état d’esprit.

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La phase de réflexion doit être mesurée, la prise de risques également. On sait dans ce cas là que le prochain dénivelé va être très raide mais bon… On a de bons guides (familiaux, amicaux, professionnels), de bonnes chaussures de marche, un bon casse-croûte dans le sac à dos qui nous titille les narines et notre intuition nous guide vers un sommet plus magnifique encore !! Alors, on se remet en route et parce qu’on sait qu’on y arrivera… donc on y arrivera… Rien n’est jamais figé… La vie est ainsi…

Quels ont été les sacrifices que vous avez fait pour assouvir votre passion et en faire votre métier ?

Je n’emploierai pas le terme de « sacrifices » car « passion » ne rime pas avec « raison » et comme je le disais plus haut, lorsque l’on est vraiment déterminée, que l’on sait ce que l’on veut et surtout que l’on a les capacités pour le faire, je pense que peu de choses peuvent vous arrêter. Il est vrai que cela implique énormément de travail personnel… Car pendant que les autres salariés rentrent chez eux se détendre, vous, vous travaillez vos cours tard le soir… idem pour les week-end et les jours de vacances… Au détriment de votre famille, de vos loisirs… Mais comme on dit chez moi près de Marseille : « on n’a rien, sans rien »… Nous n’avons qu’une vie, cela en vaut la peine… Je ne me plains pas, j’ai au contraire beaucoup de chance d’être arrivée là où je suis…

A votre avis qu’est-ce qui vous a fait réussir dans votre projet ?

Il y a eu trois axes majeurs :

1) mon caractère :
Cela n’étonnera personne (pour celles et ceux qui me connaissent) si je dis ma pugnacité ! Je suis quelqu’un de gentil mais je sais ce que je veux… Je pense avant tout, que quelque soit le projet, l’essentiel est de garder son savoir-être, de garder le sens des valeurs et de ses convictions ; un adage : « Sacré caractère la framboise »…

2) le réseau professionnel :
Changer de projet professionnel c’est aussi changer de vie, donc faire d’autres rencontres… J’estime que les rencontres professionnelles sont très importantes car il y a toujours quelqu’un qui croit en vous, en votre potentiel et qui vous donnera votre chance…

3)l’entourage familial et amical :
J’ai également la change d’avoir un entourage familial (conjoint, parents…) très présent et très porteur, idem pour mon entourage amical. Je les remercie toutes et tous au passage dans cette interview… Ils ont été également un moteur à nul autre pareil vers le chemin de la réussite, je leur dois beaucoup…

4) Autres facteurs :
J’ai eu pas mal de contacts grâce à mon blog emploi également (merci tout spécialement à la plateforme Régionjob pour cet espace !)… Entretenir un blog est très motivant et permet de mettre en avant vos compétences, il s’agit d’un outil à ne pas négliger.
Au final, je dirais qu’il s’agit surtout d’être humble et honnête avec soi-même, en bref de ne pas se mentir… condition sine qua non de la réussite…

Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui souhaitent faire de leur passion un métier ?

Un petit « 10 commandements passion-métier » ? C’est parti…

1 - Ne jamais laisser personne vous dire ce qui est bon pour vous ou pas, gardez en tête que ces personnes-là n’ont pas le courage de faire ce que vous faites, il s’agit d’une force qu’elles n’ont pas…

2 - Ne jamais laisser personne vous décourager, sachez tourner le dos aux parasites et aux personnes négatives qui ne cherchent qu’à vous nuire (n’oubliez pas que réussir c’est aussi attirer des jalousies)…

3 – Jouez façon Chabal : ne perdez jamais de vue votre objectif, il est prioritaire, si vous êtes vraiment décidé, foncez…

4 - Vous donner les moyens de connaître le marché de l’emploi dans lequel vous vous êtes engagés,

5 - Etre force de proposition dans votre domaine, sachez montrer que vous êtes une valeur ajoutée,

6 - Sachez développer votre réseau qu’il soit amical, professionnel, familial ou autres… mais gardez en tête votre motivation, elle doit être I NE BRAN LA BLE !

7 – Pensez à prendre conseils auprès de professionnels, utilisez les réseaux (viadeo entre autres), abonnez-vous à des hubs, soyez le plus possible au cœur de l’action,

8 – Ne vous découragez pas au premier échec, sachez rebondir…

9 – Sachez résister au stress, à la pression, voyez « positif »,

10 - En bref, soyez pugnace… la réussite est au bout du chemin !

"Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie" Confucius

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Si vous aussi comme Sylviane avez fait de votre passion votre métier, n’hésitez pas à prendre contact avec RecruteuretCandidats pour participer à cette la rubrique « Ma passion, Mon métier...».

Au plaisir de vous lire très bientôt…

jeudi 14 février 2008

Ma passion, Mon métier...

Chers lecteurs,

A travers mes lectures de blog, j’ai eu l’agréable surprise de découvrir le blog de Valériane « Passion Libraire ». Quel plaisir de découvrir une personne dont sa passion devient l’axe de développement de son projet professionnel… Beaucoup de professionnels sont passionnées par leur métier et j’ai moi-même cette chance, mais peu de personnes ont l’opportunité de faire de leur passion leur profession. Valériane faisant partie de ces « chanceux », j’ai souhaité faire un billet sur cette passion des livres devenu un métier. A cette occasion, RecruteuretCandidats crée une nouvelle catégorie « Ma passion, Mon métier... » qui se fera au travers d’un entretien entre un Recruteur et un Passionné ! Je vous laisse découvrir le premier entretien de cette nouvelle rubrique avec Valériane.

Quel est votre premier souvenir de livres et pourquoi retenez-vous celui-ci comme tel ?

Cela est difficile à dire car je crois que cela remonte à très longtemps, bien avant de savoir lire moi-même. Il s'agit donc nécessairement d'une histoire de transmission : j'ai accèdé aux livres grâce aux adultes qui, comme un superbe don désintéressé, m'ont permis de profiter du formidable potentiel imaginaire que recèlent les livres.
Deux souvenirs me viennent particulièrement : ma mère, qui le soir nous lisait des histoires à mon frère et moi (et je continue à penser que la lecture à haute voix est un moyen merveilleux pour faire partager un texte), et ma grand-mère qui m'a fabriqué un livre d'enfant, un superbe conte dont l'original avait été perdu. Ce sont des instants précieux. Je crois que j'ai hérité de ce besoin de transmettre.

A quel moment avez-vous décidé de faire de votre passion votre métier ?

Il m'a toujours été inconcevable d'exercer un métier qui aurait seulement été alimentaire, dans lequel je n'aurais pas pu m'investir avec sincérité. Un jour, à 19 ans, j'ai réalisé que le moment était venu de me poser des objectifs réels sur mon avenir, de me choisir une voie, de quitter le domaine du rêve, de la projection enfantine (je voulais être réalisatrice de cinéma : la nouvelle Spielberg, rien moins que cela).Il me fallait quelque chose qui me paraisse à la fois accessible sans être moins enthousiasmant.
Quand j'ai pensé au métier de libraire, cela m'a paru une telle évidence que je me suis demandée pourquoi je n'y avais pas pensé plus tôt ! Ce métier allie plusieurs caractéristiques qui correspondent tout à fait à ma personnalité : la passion des livres, des capacités de gestionnaire, le besoin de s'adapter constamment, ...
A partir de « cette révélation » du métier que j'allais exercer, j'ai tout entrepris pour mener mon projet à bien. Il y a d'abord eu une phase de renseignement, pour découvrir quel serait le meilleur chemin en matière de formation (le plus sûr mais aussi le meilleur sur le plan qualitatif) pour parvenir « devenir ce que j'étais » (pour paraphraser Nietzsche).

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Quels ont été les doutes ou les phases de découragements que vous avez pu avoir sur la réalisation de votre projet passion-métier ?

Il y en a eu assez peu finalement. La seule réelle certitude est que je voulais faire ce métier, et que j'étais faite pour cela. Les phases de découragement étaient plus liées à une crainte de ne pouvoir accéder à ce but. Du type : vais-je pouvoir trouver un emploi ? Au final, je suis aujourd'hui confiante puisque le pari me semble gagné : je commence très bientôt un CDI, avec des responsabilités qui correspondent tout à fait à mes préférences.

De quelle façon votre entourage vous a-t-il aidé dans la réalisation de ce projet ?

D'une part, et c'est tout de même primordial, sur le plan psychologique : en ne mettant jamais en doute ma vocation et en me soutenant dans mes choix. D'autre part sur le plan du réseau : ma mère travaille dans une autre branche du secteur du livre (la diffusion-distribution) et elle me tient beaucoup au courant de ce qui se passe à droite et gauche, de l'actualité du milieu. De plus, mon compagnon s'est arrangé pour pouvoir me suivre quel que soit mon lieu d'embauche, ce qui me garantissait une réelle mobilité géographique, essentielle dans un métier où les offres d'emploi ne sont pas légion.

A votre avis qu’est-ce qui vous a fait réussir dans votre projet ?

Le point primordial selon moi est l'envie tout simplement. Une envie assez forte pour se donner toutes les cartes en main. Quand la motivation, l'énergie, les idées sont là, le principal est fait puisque les freins ne peuvent venir de soi-même. Forcément, cela se ressent devant tous les interlocuteurs auquel on a à faire face (recruteurs ou autre). Il faut montrer que l'on n'est pas seulement un doux rêveur animé d'une passion, mais que cette passion nous donne toutes les connaissances que cela implique et surtout nous apporte la motivation nécessaire pour se donner à soi-même toutes les clés pour réussir.

Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui souhaitent faire de leur passion un métier ?

Ne rêvez plus, agissez. C'est aussi le meilleur moyen de ne pas se décourager. En faisant avancer son projet, pas àprès pas, on voit son avenir se construire. On se dit : « ça progresse ». Parce que ce serait trop dommage de renoncer. J'ai croisé beaucoup de gens sur cette plate-forme, ailleurs sur internet ou dans « la vraie vie » qui ont fait ce choix de combiner métier et passion. Certains secteurs sont plus ou moins difficiles d'accès, mais si la passion est génératrice de motivation et d'action, vous allez réussir.
Je dirai aussi : pensez à vous faire aider ! Rester seul face à son projet peut être le meilleur moyen de se décourager, de se tromper dans ses démarches, d'oublier des détails. Vos proches peuvent vous soutenir et vous donner des idées qui vous correspondent (ils vous connaissent bien !) et des professionnels sont aussi là pour vous guider : ANPE, Chambres de commerces ou d'artisanat, formateurs, professionnels déjà en place, ... Toutes les pistes sont bonnes pour partir à la chasse au conseil ou au bon tuyau. N'hésitez pas !

Si vous aussi comme Valériane avez fait de votre passion votre métier, n’hésitez pas à prendre contact avec RecruteuretCandidats pour participer à cette nouvelle rubrique « Ma passion, Mon métier...».

Au plaisir de vous lire très bientôt.